1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... serrures.
    
    Aylin avait laissé Adila faire glisser sa toge sale sur le sol de pierre. Puis, elle était entrée dans le baquet. Si l’eau était très chaude, elle restait très supportable et pourtant, la voleuse crut s’ébouillanter le pied quand il toucha l’eau.
    
    — Bordel !
    — Ne jure pas, Aylin ! Tu jures et pestes comme un vieux pirate !
    — Je suis un vieux pirate !
    
    Adila avait eu un petit rire et donné une tape sur l’épaule de l’Irlandaise. Aylin, entièrement nue dans le baquet, de l’eau sous la poitrine, jeta un regard agacé à la jeune femme noire.
    
    — Vraiment Adila… Tu n’es pas obligée de faire ça ! J’en suis mal à l’aise…
    — Mais… pourquoi mal à l’aise, Aylin ?
    — Mais Bon Dieu. Tu n’es pas ma… larbine !
    
    La rouquine avait failli dire esclave.
    
    — Non.
    — Eh bien moi, j'ai l’impression d’être une salope de nobliote qui se sert de sa larbine !
    — Eh bien moi, j’aime m’occuper de toi !
    — Ouais…
    — C’est ainsi, Aylin…
    
    Adila avait souri en se moquant d’elle-même.
    
    — Je n’avais pas conscience de répéter ces mots si souvent…
    — Ben si ! C’est ainsi, oh oui !
    
    La jeune femme en terminait des mains de l’Irlandaise. Adila avait soigneusement coupé chacun de ses ongles, et les avait nettoyés avec un produit inconnu d’Aylin.
    
    La lourde porte de l’entrée de la salle de pierre avait claqué et l’on aurait pensé à un coup de tonnerre.
    
    — Putain…
    
    Aylin avait sursauté et soupira en entendant Aldo l’appeler derrière la tenture de toile. C’était apparemment pressé ...
    ... !
    
    — Tu peux venir ! Je n’ai pas envie de m’égosiller !
    — Tu dois être toute nue… J’entends des bruits d’eau !
    — Pas du tout ! Je prends mes bains habillée. Viens, te dis-je. Tu ne vas pas en perdre la vue non ?
    — Et puis Aylin est très belle ! Viens te rincer les yeux, Aldo !
    
    Adila riait en grattant doucement un ongle propre comme un écu sorti de presse.
    
    — L’œil !
    — Quoi ?
    — On dit se rincer l’œil, Adila…
    — Ah bon ! Alors, ferme un œil, Aldo ! Mais c’est bien dommage. Oh oui !
    
    Les deux femmes riaient encore quand le bel Italien, occupé à l’on ne savait quoi jusqu’ici, daigna pointer son nez derrière la toile. L’Irlandaise faillit se moquer du pourpre qui habillait le visage aux traits fins, mais finalement, n’en fit rien.
    
    — Si vraiment, tu es gêné, Aldo…
    — Non ! Non, ça va, Aylin…
    
    Aldo avait de très bonnes nouvelles. À partir de ce jour, Aylin pourrait circuler librement dans le repaire. Des ordres avaient été donnés en ce sens. Le jeune homme avait également récupéré les affaires de la voleuse. Vêtements et armes. Il avait lui-même lavé les habits, et les avait apportés avec lui. Pour les dagues et l’arbalète, Amir déciderait plus tard.
    
    — Merci Aldo.
    — C’est bien ainsi. Oh oui, c’est bien. Mais maintenant, tu dois tenir ta promesse, Aylin. Et toi, Aldo, tu vas rester et m’aider à faire d’Aylin la belle femme qu’elle doit être.
    — C’est… Voilà.
    
    Plongée dans son bain brûlant, l’Irlandaise avait souri. Ses angoisses, ses doutes quant à son avenir ...
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