-
Quarante voleurs
Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe
... année 1730 ne serait certainement pas une bonne année. Elle n’avait rien demandé à Amir quant à ses projets la concernant. Par fierté. Parce qu’elle était la perdante. Elle avait joué et elle avait perdu. Parce qu’elle ne supplierait ou n’implorerait personne, mais également, parce que quelque part au fond de ses tripes, elle s’en fichait. Si Amir ne la tuait pas, s’il ne faisait pas d’elle une esclave, d’autres s’en chargeraient très vite. Elle ne pouvait pas rester au repaire. Et hors du rocher, elle était seule. Ce ne serait qu’une histoire de temps. Aylin Temple, voleuse et aventurière, était proche de connaître sa propre fin. — Je ne sais rien des projets d’Amir te concernant, Aylin ! À part qu’il ne fera pas de toi une esclave ! C’est ainsi… — Et les autres femmes là-bas ! Bordel, Adila ! Il y a même des gamines ! Et je ne veux pas de cette putain de robe ! La jolie noire avait reposé la tenue qu’elle avait choisie pour sa protégée. — C’est ainsi… Et crois-moi si je te dis qu’elles ont de la chance dans leur malheur ! Les yeux gris fusillèrent la jeune femme. — Tu n’es pas aussi naïve, Adila ! — C’est difficile pour Amir ! Il est le chef, mais il n’a pas droit à l’erreur. C’est ainsi. Mais Amir choisira de bons maîtres pour les femmes ! Elles ne seront pas maltraitées ! Cela oui, je le sais. Et tu dois me croire, Aylin ! C’est… La rouquine poussa un soupir d’agacement et le gris de son regard se fonça. — Oh, arrête avec tes « C’est ainsi ». ...
... Comment peux-tu supporter un tel maître ? — Amir n’est pas mon maître ! Il m’a libérée ! Et il m’a gardée avec lui. Comme Aldo ! — Et il baise Aldo aussi, ton cher Amir ? Un bref instant, le visage d’encre se figea et les lèvres sensuelles d’Adila se pincèrent. Puis les grands yeux marron s’embuèrent de larmes. — Pardon, Adila… L’Irlandaise s’était avancée et colla la jeune fille contre elle d’un seul mouvement. Ses forces revenaient doucement. Et c’était surtout grâce à la jeune fille qu’elle serrait contre son corps. — Tu m’as certainement sauvé la vie, la belle. Pardonne-moi. Je ne suis pas en colère contre toi… — Tout ça, c’était avant le repaire. Et puis Aldo et moi sommes devenus amis. Et amants. C’est ainsi, oui. Amir ne nous a jamais touchées. Ah… une fois, il m’a frappée, oui… J’avais quitté le repaire en colère. Il y a eu une lionne. J’ai chassé la lionne avec mon bâton. Amir a eu très peur pour moi. Il m’a giflée… Moi, je l’ai tapé avec mon bâton, tu vois… — Tu es adorable Adila… Adila était adorable certes, mais têtue. Têtue comme la bourrique du vieux chercheur d’or fou. Alors Aylin avait cédé. L’Irlandaise n’avait pas pris de bain depuis des mois. Depuis son arrivée en Afrique du Nord. Cela ne l’avait pas dérangée outre mesure. Mais se laver ! Se laver à l’eau chaude ! Très chaude ! Alors ça, oui ! Aylin en tremblait d’impatience. Seulement voilà. Adila exigeait de laver elle-même la baigneuse. Et la jeune femme ne tenait pas à ce qu’Aylin ne fasse ...