1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... ordures… Laisse-moi tuer ces ordures pour toi !
    
    Amir n’avait pas daigné déterrer les cadavres. Il avait tout de suite compris que l’Irlandaise ne mentait pas.
    
    Aylin s’était retenue de toutes ses forces. Elle aurait tellement aimé tuer ces hommes en les humiliant dans des combats. Elle les aurait tués à petit feu. Blessure après blessure. Un par jour. Amir l’aurait laissée juge. Mais elle était trop faible, et même de pauvres types comme eux avaient leurs chances de la tuer. L’Irlandaise s’était contentée de les égorger en les regardant crever. Un par un. Un par jour. Une demande de grâce rejetée après l’autre. Tous avaient pissé dans leurs frocs crasseux. Tous ! Ils avaient pissé de peur ! Aylin avait gardé l’Anglais pour la fin. Les mises à mort avaient lieu devant tous les voleurs. Et l’Anglais avait vu ses chers copains crever.
    
    — Tu ne ris plus, Tommy ?
    — Pitié l’Irlandaise ! Pitié, la dame !
    — Toi Tommy… Je ne vais pas t’égorger comme les autres ! Non ! Je vais te couper les couilles !
    — Pitié, la dame !
    
    L’anglais avait déféqué sous lui en pleurnichant comme un môme. Une odeur écœurante.
    
    — Tu me dégoûtes, ordure ! Je vais te châtrer et te laisser pisser le sang !
    
    Aylin avait bougé et la voix d’Amir l’avait arrêtée. Douce et pourtant menaçante.
    
    — Non, Aylin ! Je te l’interdis !
    
    Alors, l’Irlandaise frissonnait de rage dans sa toge beige et passait lentement le coutelas sous la gorge de l’Anglais. L’on aurait pu croire le geste d’Aylin empreint ...
    ... d’une certaine douceur.
    
    — Crève, charogne…
    
    Aylin’ après cette dernière mise à mort, avait expiré longuement. Elle ne l’aurait pas fait. Elle n’aurait pas châtré ce Tommy, mais elle en avait souvent rêvé. Elle se sentait comme vide. N’éprouvait rien. Ni joie ni soulagement. Elle était simplement vide…
    
    Aylin était restée dans sa cellule, refusant les visites de la jeune esclave noire et du bel Italien. Elle but, mais ne mangea rien de deux jours entiers. La voleuse digérait ses meurtres de sang-froid. Elle luttait pied à pied pour se trouver des raisons valables, des excuses, pour avoir agi ainsi. Deux longs jours. Puis, Aylin s’était calmée. Elle allait un peu mieux, et ne se dégoûtait plus autant. Pourtant, elle ne se pardonnait rien. Elle avait été comme l’Anglais et les autres. Une tortionnaire. Leur bourreau.
    
    Personne n’était venu troubler son besoin d’être seule…
    
    Du sable. Un squelette blanchi par un dur soleil. Quelques ossements épars. Quelques longues mèches rousses encore pendues à un crâne grimaçant. Des lambeaux de vêtements masculins délavés. Une vieille sacoche de cuir recuite par les feux du désert. La voleuse imaginait qu’un jour, quelqu’un trouverait son cadavre. Ce quelqu’un ouvrirait le sac, lirait une vieille paperasserie et se demanderait qui pouvait être cette Aylin Temple. Il se demanderait pourquoi une Irlandaise seule, et vêtue de vêtements d’hommes était venue mourir dans un coin aussi perdu que ce petit désert.
    
    Pour la rouquine, cette ...
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