1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... qu’elle les avait bien baisés. Mais qu’eux, ils ne la baiseraient jamais ! Et puis… la lame trouverait son cœur. Un coup puissant et ce serait terminé…
    
    Longtemps, Aylin courut dans des paysages inconnus. Arides par endroits, buissonneux à d’autres. Nue et le coutelas du nègre au poing. Deux jours et deux nuits de fuite. Brûlante et fiévreuse le jour, grelottante de froid la nuit. Seules, sa volonté et la fierté d’avoir réussi son évasion la tenaient encore debout. Pourtant, la rouquine tombait de plus en plus fréquemment. Mais Aylin se relevait toujours. Sa captivité l’avait affaiblie. Les bouillies n’étaient pas nourrissantes. Aylin avait été forte et musclée. Ses six pieds de haut tenaient parfaitement ses quelque cent soixante livres. Elle estimait avoir perdu une vingtaine de livres. Elle était devenue une liane. Mais une liane sans forces. Le coutelas était lourd dans sa main. Lèvres craquelées, elle mourait de soif. Elle crèverait sous deux jours. Peut-être avant. Aylin délirait de plus en plus souvent…
    
    Des voix… des bruits… Aylin dégagea son visage de la terre sèche et ouvrit les yeux. Des bêtes plus loin… Des buffles ? Ou des chevaux ? Des voix ! Des caravaniers ou une nouvelle illusion ? Aylin tenta de se relever pour crier. De toutes ses forces restantes, elle se redressa. À genoux, elle voulut appeler. Impossible de décoller ses lèvres. La voleuse s’effondra une dernière fois sur la terre brûlante…
    
    Des femmes étaient arrivées. Aylin les voyait parfois ...
    ... passer, toujours par deux, toujours encadrées par des voleurs. La rouquine les entendait parler les nuits. Des esclaves emprisonnées, un peu plus loin de sa prison. Dans une autre salle. Les voix portaient loin sous la roche, quand aucun autre bruit ne les couvrait. Pourritures d’esclavagistes !
    
    Adila. En arabe, la juste, l’équitable. Adila l’avait veillée et soignée sans la quitter. Trois jours et trois nuits durant. La jeune femme parlait un anglais parfait, teinté d’un accent charmant. Adila était douce et rassurante. Adila était très proche du chef Amir.
    
    — Et à moi, Adila ? Que va-t-il m’arriver à moi ?
    
    La jolie noire avait soupiré et caressé les cheveux roux.
    
    — Si tu sais être agréable à Amir, il te gardera avec lui. Oh oui, c’est possible. Amir n’est pas cruel ! Tu l’intéresses beaucoup, Aylin ! Il pourrait te garder, oui. Tu es une voleuse courageuse et dangereuse. C’est ainsi ! Amir me l’a dit ! Et tu pourrais même le servir un jour. Pas pour l’instant, mais un jour Aylin. C’est ainsi, Aylin.
    — Ouais… C’est ainsi…
    
    Sa fuite éperdue et sans espoir, avait jeté l’Irlandaise entre les griffes des derniers pillards qui rentraient chez eux. Ils avaient tout de suite compris. Une femme nue, rousse, et perdue. Elle venait du désert à voir sa peau recuite. Cela ne pouvait être que leur captive en fuite !
    
    Sa cellule avait été nettoyée. Elle-même pouvait maintenant se laver grossièrement. Simplement de l’eau, mais un vrai bonheur. Jusqu’ici, elle n’avait eu droit ...
«12...111213...25»