1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... Romuald étaient ses deux derniers contacts. Ces deux-là étaient dignes d’une certaine confiance. De bons voleurs. Intelligents et sérieux. Mais ils n’étaient que de simples associés. Elle les avait quittés à Saint-Louis. Point final. Elle était seule et perdue aux yeux du monde.
    
    Aux premières lueurs de l’aube, le noir immense nommé Aziz, ouvrait la grille. Il trimballait tout un assortiment de choses que la voleuse ne chercha pas à reconnaître.
    
    — Tu vas te laver, catin ! Tu vas te faire belle. Une belle putain pour…
    
    Le lourd seau en bois dévolu aux besoins naturels de la rouquine coupa le sifflet du noir en s’écrasant sur son crâne chauve luisant de sueur. Puis, le propre coutelas du colosse tranchait la gorge d’Aziz.
    
    — Et de sept ! Sept pourritures de moins sur cette terre maudite…
    
    Aylin avait tué les deux seuls molosses restés au repaire à son arrivée. La bande avait emmené ses autres chiens avec elle. Elle l’avait très vite compris. Et cette fois, la chance était là. Le repaire était ouvert. Pour quelle raison, elle n’en savait rien, mais la caverne était libre d’accès. Cachée dans l’ombre, elle attendit d’être sûre d’être seule dans la grande salle de pierre qui donnait sur l’extérieur.
    
    Une course rapide et elle était dehors. Hors de cette saleté de caverne.
    
    — Non…
    
    Murmure. Panique ! Aylin continua sa course folle, se précipitant vers les rocs où elle s’était cachée et avait épié le repaire. La chance cette fois était de son côté ! Elle était ...
    ... cachée. Trois pillards chargeaient des mulets. Ils étaient avec des marchands. Tous tournés le dos à la caverne. Personne ne l’avait vue !
    
    — Merci. Merci. Merci…
    
    La rouquine remerciait sa chance en murmures. Elle louait sa bonne étoile, le nombre treize, la vie. Elle remerciait en tremblant de peur. Elle remerciait en observant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Des marchandages, des rires, le nom d’Amir prononcé. Le chef serait content. Des vivres ? Un cadeau de bienvenue ? Peu importait ! Ce marchandage était la raison de la pierre relevée !
    
    Plein est ! Elle trouverait une caravane ou mourrait…
    
    Avec une autre poussée de chance, le reste de la bande ne découvrirait pas sa fuite avant le milieu de la matinée. C’était la période où elle était souvent seule. Les pillards la laissaient tranquille. En général, les matins, ils cuvaient leurs nuits agitées. Agitées avec elle, et passées à jouer aux dés ou aux cartes. Les matins, ces pourritures dormaient tard. L’Aziz, lui, était certainement de garde… Ordure de nègre ! Il trahissait ses frères noirs vendus pour esclaves ! Il ne trahirait plus jamais personne…
    
    L’Irlandaise ne se faisait pourtant aucune illusion. Ils avaient des chevaux dans le repaire. Ils la chasseraient et finiraient par la trouver. Mais elle se devait de tout tenter pour sauver sa vie. S’ils la retrouvaient, quand ils seraient sur elle… La lame du large coutelas d’Aziz plantée sur son ventre, elle leur hurlerait qu’ils étaient des ordures et ...
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