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L'ours et la poupée
Datte: 22/11/2024, Catégories: fh, complexe, amour, init, rencontre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... après ton essai. Si j’avais été à sa place, je n’aurais pas survécu. Je vais prendre la direction des opérations, tu veux bien ? — Oui. Tout ce que tu veux. — Alors, mets-nous un peu de musique. Aussitôt, Antoine s’affaira sur son ordinateur posé dans un coin et la voix de Johnny Cash sortit d’une enceinte posée à côté. Il revint près d’elle, le plus doucement qu’il put. — Bien, dit-elle. Johnny Cash, pas très romantique, mais pas mal, un bon point pour toi. Maintenant, passe doucement un bras derrière mes épaules. Regarde-moi. De quelle couleur sont mes yeux ? — Bleus. Ou verts, je ne sais pas bien. — Quand je suis en colère, ils sont noirs. Je suis en colère ? — Non, pas trop. — Ils te plaisent mes yeux ? — Ce sont les plus beaux yeux que j’ai jamais vus. — Parce que tu ne regardes jamais les femmes en face. Il n’y a que le ballon que tu ne quittes pas du regard. Et ma bouche ? Tu la trouves comment ? — Très bien dessinée, parfaite. — Tu crois que je devrais mettre du rouge à lèvres ? — Je ne sais pas. — Évidemment. Toi, tu as une grande bouche d’ogre et je suis sûr que tu as une langue de chien. Fais voir ta langue. Leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Antoine n’osait pas respirer et Bénédicte sentait une chaleur étrange lui envahir le ventre. Le garçon sortit sa langue et la jeune femme fit de même, l’approchant pour qu’elles se touchent légèrement. — Elle est chaude, ta langue, mais elle est plutôt douce. Tu veux la ...
... mettre dans ma bouche ? — Je… — Tu veux ou tu veux pas ? Si tu veux, il faut le faire, tu sais, c’est le moment. Elle posa sa main sur la nuque d’Antoine et approcha encore son visage du sien. Leurs lèvres se joignirent et elle entrouvrit la bouche pour lui livrer le passage. Ce n’était pas le premier garçon qu’elle embrassait. Elle était vierge, mais elle avait fait quelques tentatives à l’adolescence, d’affreux échecs, des types qui s’étaient moqués d’elle et en avaient choisi une autre quelques jours plus tard. Mais elle savait embrasser, à la différence d’Antoine qui n’avait jamais réussi à passer le cap de la conversation. Ils s’embrassèrent longtemps parce que pour eux comme pour les autres, c’est un moment si agréable, un premier baiser, quand on sait enfin que c’est pour de vrai, quand on constate que le corps de l’autre est encore meilleur que tout ce qu’on avait imaginé, quand on peut enfin fermer les yeux et se laisser aller au plaisir partagé. Bénédicte sentait bon, Antoine sentait sa chaleur à travers ses vêtements et il se mit à bander comme un étalon, au point qu’il s’en inquiéta. Qu’allait-elle dire si elle s’en rendait compte ? — Incroyable, dit-elle en se séparant de lui pour reprendre son souffle. J’ai embrassé le célèbre champion et je ne suis pas transformée en citrouille ! On recommence ? Il ne répondit pas, mais plongea sur elle pour reprendre l’exercice. Bénédicte se laissait aller, elle aussi, mais elle pensait tout de même à la suite. Il ...