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L'ours et la poupée
Datte: 22/11/2024, Catégories: fh, complexe, amour, init, rencontre, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... attendait tout d’elle, c’était clair maintenant et ils feraient l’amour quand elle le déciderait. Mais cela l’effrayait. Elle aurait voulu un amant d’expérience pour sa première fois et elle avait un gros bébé à qui elle devait tout dire. Aussi, quand ils se séparèrent pour la deuxième fois, elle décida que c’était suffisant pour une première fois. — Super ! dit-elle de ce ton qu’elle n’aimait pas, mais n’arrivait pas à abandonner. Je suis officiellement ta petite amie. Mais tu es conscient, j’espère, que tu as des progrès à faire pour que ça dure ? — Oui. — Pour aller plus loin, tu dois prendre l’initiative. Sinon, on peut s’embrasser pendant des années sans que rien n’arrive et je te préviens, je vais me lasser et en chercher un autre. — Oui. — Et tu dois ramasser tes slips sales quand tu sais que je viens. Mais samedi prochain, c’est toi qui viens chez moi. Je t’invite, gros nounours. Ils se quittèrent avec un nouveau baiser sur le pas de la porte. Debout, c’était plus difficile, il devait tant se pencher et elle était presque pendue à son cou. Mais dans cette position, ils sentirent tous les deux leurs poitrines pressées l’une contre l’autre, Antoine affolé par la sensation de ces deux seins moelleux qui s’appuyaient contre lui et Bénédicte impressionnée par ce coffre solide comme un roc contre lequel elle pourrait toujours se blottir. Antoine, malgré son – osons le mot – handicap, savait bien où ils en étaient. Bénédicte lui avait demandé de prendre ...
... l’initiative et cela voulait dire faire ce qu’il faut pour qu’ils fassent l’amour. Il y pensa toute la semaine avec angoisse. À l’atelier, sous la douche, à l’entraînement, il accomplissait tous ses gestes en pilote automatique et ne pensait qu’à une chose : comment oser dire à une femme qu’on voulait coucher avec elle ? Pire : quels gestes faire pour qu’ils finissent nus ensemble ? Il en perdait le sommeil, l’appétit et presque le goût de vivre. Si cette relation avec la jeune bibliothécaire était un échec, il savait qu’il ne s’en remettrait pas. Bénédicte pensa aussi à lui, à sa manière. Elle se masturba toute la semaine, plusieurs fois par jour. Le mardi, elle arriva en retard au travail parce qu’elle s’était caressée au lieu de se préparer. Elle essayait tous les scénarios, imaginait toutes les positions, et tout l’excitait. Elle aurait voulu qu’Antoine la viole, elle l’aurait voulu esclave, menotté sur son lit, elle s’imaginait baisant avec toute l’équipe de rugby, elle devenait folle. Si elle était toujours vierge dimanche matin, elle savait qu’elle ne s’en remettrait pas. Le samedi matin, n’en pouvant plus de l’attendre, elle lui envoya un texto : Ils se retrouvèrent à l’entrée du marché de Noël. Antoine voulut l’embrasser et elle se laissa faire. Finalement, il se contenta de ses joues et elle fut déçue. Elle ne pouvait pas compter sur son audace. Alors, sans avoir le temps de réfléchir à son geste, elle le gifla. Une grande claque qui fit du bruit. — Je suis ...