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Un jeu de cartes
Datte: 05/11/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Philus, Source: Hds
... caressai et embrassai tendrement le ventre de cette femme qui m’avait donné tant de plaisir puis, alors que je me rhabillais, Patrick mit la main sur mon épaule. — Viens ! Je vais te la présenter. — Je croyais que cela ne faisait pas partie du principe de base, objectai-je. — Oui, mais là c’est spécial et ce n’est pas chaque fois le cas. Le cul de la fille que je venais de baiser disparut dans la cloison et Patrick me conduisit dans un dédale de corridors. Je n’étais plus moi-même, l’esprit encore embrumé par l’alcool, je me laissais porter par les évènements. Nous arrivâmes à un couloir garni de portes sur une de ses parois, comme des vestiaires à la piscine. Il ouvrit l’un des réduits et me pria d’entrer. Les bras m’en tombèrent… Masha, nue, me souriait. Elle dit quelque chose en croate que je ne compris pas. — Elle te dit qu’il y a longtemps qu’elle n’avait pas joui autant, traduisit Patrick, et elle te remercie. Mon ego aurait dû en être flatté, mais, dans un sursaut de lucidité, je me dégoutai et demandai à Patrick de me ramener chez lui sans plus attendre. Nous rentrâmes tous les trois dans un silence absolu et le lendemain au plus tôt, je repartis pour Lille. Patrick semblait déçu de mon attitude, mais assura ne pas m’en vouloir. Quelque temps plus tard, je reçus un paquet poste en provenance de Zagreb. C’était l’exemplaire du livre de Jules Verne de 1867 accompagné d’un simple petit mot où Patrick m’expliquait qu’il n’avait jamais eu ...
... l’intention d’acquérir ce livre. Je compris alors que c’était Masha qui avait flashé sur moi et qu’elle avait demandé à son mari d’aménager cette rencontre. Ce couple avait trouvé un équilibre ; elle en se faisant baiser par les hommes dont elle avait envie, et lui en observant le vagin ou le rectum de sa femme engouffrer les pines qu’elle avait elle-même choisies. Je n’eus plus jamais de contact avec Patrick et Masha et ne le cherchai pas non plus. Vous raconter cette histoire m’a beaucoup libéré, car j’ai toujours beaucoup de remords sur ce qui s’est passé. Pedro vida son verre et le reposa sur la table basse. Le regard absent, il n’osait affronter celui de ses amies. Doris brisa le silence :— Rassure-toi. Nous te comprenons toutes les trois. Tu l’as très bien dit tout à l’heure, nos actions dépendent surtout des conditions extérieures et finalement, sans le décider vraiment, tu n’as fait que répondre favorablement à la demande de ce couple. Tu n’as rien à te reprocher. — Encore merci pour cela, Doris. — Mais dis-moi, reprit-elle. Si le but de la manœuvre consiste à ne pas voir le visage des femmes que les hommes baisent, pourquoi Patrick t’a-t-il montré celui de Masha ? Et pourquoi se balade-t-il là-dedans comme chez lui ? — En réalité, je l’ai su après, c’est Patrick le propriétaire de ce lupanar particulier ; il y fait donc ce qu’il veut. Quant à Masha, elle ne consent à montrer son visage qu’aux hommes qui lui procurent un orgasme. Patrick aime voir sa femme ...