Une fausse simulation
Datte: 04/11/2024,
Catégories:
fh,
fplusag,
cinéma,
Oral
fsodo,
Humour
occasion,
Auteur: Jacquou, Source: Revebebe
... passivement dans le lit que les techniciens mettent en place tout leur barnum. À ses côtés, Frank, l’acteur américain qui jouait son boy-friend, fumait tranquillement une cigarette. Tous deux étaient aussi nus qu’on peut l’être. Karine avait tiré la couette jusqu’à son cou en attendant le « action » de Mike alors que Frank exhibait sans complexe son corps d’athlète et son sexe au repos, particulièrement long. De vingt ans plus jeune que Karine, il illustrait parfaitement le scénario évoquant une femme mûre éprise d’un beau gars en pleine santé. Sa décontraction plaisait à Karine et tous deux avaient vite trouvé la bonne distance, ce qui faciliterait, pensait-elle, cette scène de sexe. En son for intérieur, elle devait aussi admettre qu’elle préférait se trouver au lit avec un mâle aussi viril qu’avec un quinquagénaire ventripotent comme lors de son précédent film, où elle avait également dû se montrer à poil, qui plus est en sortant d’une eau glaciale. Elle avait d’ailleurs chopé un rhume carabiné et mit quinze jours à s’en remettre.
Mike, le metteur en scène, vint s’asseoir sur le lit pour donner ses dernières consignes :
— Bon, on va faire simple, vous allez baiser en missionnaire. Frank, tu ne fais pas semblant, il faut qu’on voie que tu baises. On ne fera pas de gros plan sur ton cul comme dans un porno mais faut quand même que tu le remues un peu. Et toi, Karine, joue un peu de tes guiboles et ne lésine pas sur les gémissements. Le spectateur doit voir que tu ...
... jouis.
— Est-ce qu’on verra my cock ? demanda Frank.
— Mais non, on ne verra rien. Personne ne verra que Karine ne te fait pas bander.
Cette réflexion maladroite agit dans l’esprit de Karine comme un réactif. Comment ça ? Elle ne ferait pas bander Frank ? Parce que trop vieille ? Elle garda son indignation pour elle mais son visage marquait la colère. Le seul qui s’en aperçut était Frank. Il sourit intérieurement. Il connaissait suffisamment sa consœur pour savoir qu’elle mettrait un point d’honneur à démentir le metteur en scène. D’une manière ou d’une autre.
Mais celui-ci venait de prononcer « action ».
Les deux acteurs commencèrent à s’embrasser. Les techniciens étaient réduits au minimum pour ne pas troubler les artistes. « Caresse-lui un peu les seins », dit Mike. Frank empauma un globe copieux et ferme dont la pointe s’érigea comme par réflexe. Contre sa cuisse, Karine sentit le pénis de Frank raidir. Au moins, elle lui faisait un peu d’effet, c’était rassurant.
— Va entre ses cuisses maintenant, dit Mike, dont les propos seraient couverts au montage par une musique sirupeuse.
La couette recouvrait le corps des deux acteurs. Mais sous l’effet des mouvements ondulatoires de Frank, elle glissa et le caméraman put cadrer le couple enlacé étroitement. Karine jouait le jeu sans trop se forcer. Ce beau corps de mec contre le sien n’avait rien de répulsif, au contraire. Elle sentait clairement le pénis de Frank contre son pubis et de l’extérieur, on pouvait ...