1. La toile brésilienne


    Datte: 04/11/2024, Catégories: fh, couple, amour, hsoumis, fdomine, caresses, pénétratio, exercice, délire, bodypainting, Auteur: Mlle Fanchette, Source: Revebebe

    ... pendant que je fais passersweet et t-shirt par-dessus ma tête. Conscient de son regard, je ralentis l’allure pour dégrafer mon jean et je le laisse volontairement glisser avec lenteur sur mes jambes, comme elle aime parfois le faire pour moi.
    
    Un imperceptible sourire plane sur ses lèvres alors qu’elle me tourne autour, telle une chatte évaluant un mets de choix. Elle s’approche et, d’un doigt léger, elle m’étudie avec attention, trace l’ébauche invisible de ce qu’elle veut faire. J’inspire profondément sous la caresse qui diffuse en moi une douce chaleur et exacerbe mes sens. L’odeur du bois qui brûle derrière moi avec quelques écorces d’orange, les crépitements du feu, nos respirations, le moelleux de la couverture sous mes pieds, ses effleurements que je guette comme un loup affamé.
    
    Elle n’a pas été énoncée à voix haute, mais la règle est simple : je n’ai pas le droit de bouger sans son ordre… Un défi que je me fais une joie de relever.
    
    Elle s’écarte finalement, sort le gros pot de peinture blanche qu’elle utilise quand elle mime, et s’en tartine généreusement les mains avant de les poser sur moi. Méthodiquement, elle me masse des chevilles au cou pour enduire ma peau mate de la pâte un peu grasse qui glisse sous ses doigts. Elle n’épargne que ma toison pubienne et mes mains. Pour une fois, je bénis mes racines brésiliennes qui font que, si je n’ai pas de barbe sérieuse, je n’ai pas non plus le torse velu. Elle peut profiter pleinement de ma peau glabre, et moi, de ...
    ... ses caresses… Une tension croissante s’épanouit en moi, mais comment résister lorsqu’elle semble partout, lorsqu’elle me prend à pleines paumes avec énergie ?
    
    Je reste debout, immobile sous cette délicieuse torture. Posant souvent pour elle, je sais qu’il va me falloir être patient, mais ce n’est pas pour rien si elle m’appelle son jaguar…
    
    Elle s’écarte et me contourne longuement, évaluant, corrigeant sa base. Apparemment satisfaite, elle a un léger hochement de tête avant de ranger son pot pour s’essuyer les mains. Le visage concentré, elle m’observe en choisissant ses poudres et ses couleurs. Je sais que, peu à peu, je disparais tandis qu’elle projette ce qu’elle a l’intention de créer. Elle m’étudie comme elle étudie ses toiles, hésitant un peu avant de lancer le premier vrai coup de pinceau. Privé de son contact, je me sens seul, déséquilibré, comme orphelin après l’avoir sentie partout. Le temps se suspend… et après une inspiration, elle se met à l’ouvrage.
    
    Elle esquisse une fresque dont je ne peux rien deviner, sinon en suivant les sensations qui courent sur ma peau, tantôt à droite, tantôt à gauche. Légères griffures du crayon gras, estompe énergique du bout du doigt, chatouilles et picotements des pinceaux, fraîcheur humide de l’eye-liner… autant d’appels à ressentir qui aiguillonnent mon désir et me tournent la tête, sans que j’en capte le sens.
    
    Je respire profondément en la contemplant quand je le peux, le cœur battant. Je suis frappé par le regard aigu ...
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