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La toile brésilienne
Datte: 04/11/2024, Catégories: fh, couple, amour, hsoumis, fdomine, caresses, pénétratio, exercice, délire, bodypainting, Auteur: Mlle Fanchette, Source: Revebebe
Jetant un œil à la fenêtre, comme prévenu par instinct, je la vois sortir de son atelier pour traverser la cour. À sa démarche, je devine la paix qu’elle a retrouvée à grands coups de rouleaux et de pinceaux. Elle était si tendue, si oppressée, proche de l’asphyxie quand elle est partie rejoindre la grange où elle a son capharnaüm de toiles et de couleurs. Je l’ai sentie mal, petit hérisson hérissé toutes griffes dehors. Si, comme j’ai failli le faire, je l’avais prise dans mes bras à ce moment-là, aucun doute qu’elle aurait mordu ! Elle avait trop lourd d’émotions, sans le vouloir, je l’aurais étouffée… Il m’a fallu bien des années pour le comprendre, mais la voilà maintenant de retour, sa combinaison entrouverte sur sa peau de lait que j’imagine comme souvent tachée de couleurs improbables, un air serein sur le visage, des mèches folles pour auréole. Que j’aime la voir revenir ainsi tranquille et radieuse, légère ! Quand elle entre dans la cuisine, je lui tends un grand verre d’eau qu’elle boit d’un trait, offrant à mon regard indiscret une vue superbe sur sa gorge de nacre que ne dissimule aucun t-shirt ou soutien-gorge sous la blouse.Liberté chérie, disait le poète. Elle redresse bientôt la tête dans un soupir d’aise et me sourit de toutes ses dents, une lueur espiègle dans les yeux. Une étincelle me parcourt tout entier, je connais ce regard. Qu’a-t-elle derrière la tête ? Peut-être cherche-t-elle encore… La connaissant, il n’est pas impossible qu’elle attende ...
... la perche qui lui permettra de m’inventer un tour à sa manière. Oh non, ne me plaignez pas ! J’ai trop confiance en elle, nous sommes complices depuis trop longtemps pour qu’il ne me tarde pas de découvrir son jeu. Elle reste un instant silencieuse. C’est à moi d’ouvrir le bal même si c’est elle qui mènera la danse. Malgré moi, je sens mes lèvres s’étirer et l’excitation parcourir mes veines. J’avoue, sans cacher mon sourire : — J’aime quand tu reviens comme ça de ton antre. Elle me regarde en haussant les sourcils, perplexe, tandis que je poursuis : — Tu es détendue, sereine, épanouie. Tu redeviens toi-même après t’être défoulée sur ces pauvres toiles. Elle plisse les yeux et je devine qu’une idée prend forme sous ses anglaises brunes. — Pauvres toiles ? répète-t-elle avec lenteur. L’acuité de son regard posé sur moi me donne des frissons et j’avale ma salive par réflexe, tandis qu’une chaleur délectable commence à m’envahir. — Puisque tu plains mes toiles, pourquoi ne pas te sacrifier pour elles ? Elle me laisse le temps de mesurer ce qu’elle me propose avant de se lever, impérieuse : — Nu, sur un drap devant le poêle, maintenant. Sans une hésitation, j’obéis, partagé entre excitation et curiosité. Que va-t-elle encore inventer ? Que va-t-elle faire de moi ? Alors que j’étends la vieille couverture, elle disparaît pour revenir bientôt avec une grosse mallette de maquillage qu’elle ouvre sur la table basse. Elle m’observe avec attention ...