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Mirenxu
Datte: 26/09/2024, Catégories: fh, jeunes, confession, Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... avait la tête vide, vide dans lequel une petite voix de salope, dans un nuage rouge lui susurrait les pires vacheries, sur l’air du « bienfait pour ta gueule… ! » et autre variantes. Je quittai mon rocher, nouai mon pull autour de ma taille, et repris mon chemin, suivant leurs traces. J’avais chaud, le soleil dardait ses rayons, m’aveuglant malgré mes lunettes de soleil, transformant la neige en une soupe qui trempait mes épaisses chaussettes de montagne, s’insinuait dans mes chaussures dont l’intérieur était maintenant trempé, lui aussi. J’avais les pieds gelés. L’effort que je devais fournir pour gravir la pente, relativement faible mais dans laquelle chaque pas était pénible, était intense et je transpirais à grosses gouttes. Je n’avais pas pris mon bandeau d’éponge en partant, et la sueur qui me coulait du front me brûlait les yeux, j’avais le souffle court… depuis que je m’étais remis en marche, rien n’allait… — Depuis que tu t’es remis en marche ? Non mais… t’arrêtes les berlures, un peu… ? D’habitude, ces petites misères, tu n’y fais même pas attention… ! C’est depuis que tu les as croisés, que t’en peux plus… T’étouffes, tu enrages, grand con ! — Oui… C’est vrai !…Bien sûr, que c’est vrai ! Je m’étais arrêté, le regard perdu sur la neige à mes pieds… la tête emplie du seul « Elle se marie… ! ». Je restai ainsi un long moment. Seul le couple de vautours qui tournaient là-haut dut entendre le hurlement que je poussai. Je redescendis. Je te ...
... revis une fois sur la place, de loin, petit signe… « Adio ! », la lumière de ton sourire… À quelque temps de là, tu partis vivre là-bas, en ville. Je te perdis de vue. Thomas m’apprit que tu t’étais mariée… Après tout, toi aussi, tu en avais le droit ! Du temps passa… Beaucoup. Je ne veux pas rappeler la fois où j’eus de tes nouvelles par la même foldingue, nous avions alors divorcé depuis longtemps. Sa manière ignoble de parler de Toi, sa joie mauvaise, devant la détresse dans laquelle elle te savait te débattre, l’entendre s’en réjouir… elle me révolta. Je lui signifiai tout mon mépris, déclenchant une énième empoignade et une dernière représentation du Barnum « On dirait ta mère ! » Jamais, nous n’avons parlé d’amour, mon amour… maintenant que tout ce temps a passé je prends conscience de l’absurdité de ce fait. Tu es l’amour. Celui que je n’ai pas connu, abusé par les reflets de son odieux miroir aux alouettes, mécanique de clinquant et d’artifices, que je finis par fuir, allant chercher, dans les excès de la turpitude, des sensations et des ressentis toujours plus enivrants. Toi, ma chérie, Tu étais, es et seras toujours autre… Il y a dans notre non-histoire un aspect que j’ai souvent recherché dans les choses qui font ma vie. Avec Toi, c’est si vrai que j’en reste émerveillé tout autant qu’atterré… Je ne suis pas à l’aise avec le trop bien terminé, l’accompli trop achevé. Au point final, j’ai toujours préféré les points de suspension…To be followed … ...