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Mirenxu
Datte: 26/09/2024, Catégories: fh, jeunes, confession, Auteur: Iovan, Source: Revebebe
Nous nous sommes loupés, Trop Belle ! Nous nous sommes loupés, et ça restera le plus beau ratage de ma vie… C’est des larmes plein les yeux que je t’écris, car je viens d’apprendre que la vie que tu t’étais choisie, a eu raison de toi, et a fini par te tuer. Et, c’est elle, odieux masque ricanant, qui vient de me l’apprendre. Elle, dont l’image que je m’en faisais, à l’époque, quand je te rencontrai, m’interdisait d’avoir tout commerce avec Toi. Sur le moment, j’acceptai le cœur léger, avec l’assurance et la désinvolture que confèrent les certitudes imbéciles, ce diktat que je m’imposais… personne ne nous apprend jamais le doute… je t’assignais, alors, la qualité de ce que je voulais que tu sois : une belle fille de plus… une très belle fille… une autre, dont je croisai le chemin, certain du but que je m’étais assigné, et du grand dessein que j’avais au front. Pourtant ! Comment arriver à te dire ce que je ressentis la première fois que nous nous sommes regardés ? Nous avions le même âge, je l’appris par la suite, presque encore des adolescents, que la vie pressait de devenir adultes. Et, bousculé, par mes devoirs, ou ce que je prenais pour tels, par les obligations qu’on m’avait appris à m’imposer, l’impatience, devant ce qui était à construire, j’effaçais, avec une application bornée, ce que, depuis, j’ai appris, trop tard, à respecter : mon désir. Tu étais ce désir, qu’avec la sérénité de celui qui ne veut pas douter, j’étouffais. Je t’avais ...
... rencontrée, parce que cela devait se faire, parce que la vie avait tracé les lignes, qui devaient nous amener, mon amour, l’un face à l’autre. Cela se fit de la manière la plus banale et la plus fortuite, comme, sans vous y préparer, elle sait si bien le faire… Je crois que nous avons agi, toi et moi, de manière semblable, nous avons délibérément voulu et choisi de nous détourner de nous-mêmes. Nous nous sommes niés. Nous nous sommes trahis. Je ne changerai pas ton nom, ton beau nom… pour protéger qui ? Pour protéger quoi ? Qu’est-ce qui mériterait que je prenne tant de précautions, face au désastre qu’est ton absence…. Je ne te trahis plus… mais il est si tard. Pardonne-moi ! Pardonne-moi, s’il te plaît, comme je voudrais me pardonner. Pouvoir garder, encore, ton précieux souvenir… c’est tout ce qu’il me reste, c’est la seule chose que je puisse encore faire pour Toi, mon amour. Je ne veux rêver à rien, je ne peux rêver à rien de ce qui aurait dû être, je veux te rappeler, chérie, je veux que ton cher souvenir, soit chair. Je veux te revoir dans l’ombre bleue des platanes, par cette claire matinée d’été, où entouré d’une smala, qui se voulait montrer bienveillante et gaie, de la vieille, aux plus jeunes, qui, depuis, tombant les masques, s’est avérée être une bande étrangère, mesquine et jalouse, je te vis t’avancer reine parmi les reines, avec la tranquille assurance que te donnait ta vraie beauté. Nous nous sommes regardés. Je t’ai reconnue. Coup de foudre qui, ...