Tout se joue le 18 juin.
Datte: 13/09/2024,
Catégories:
Humour
aventure,
Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... fait rire, vous savez. Par exemple quand vous dites : « En venant, vous pouvez éviter un nouveau Waterloo ». Je me suis dit : pourquoi pas ? et me voilà.
Elle rit un peu, sans doute pour cacher sa gêne et moi, au lieu de répondre, je reste à la regarder pour comprendre ce qu’il se passe. Je ne me souviens pas vraiment de ce que j’ai mis dans cet appel à la noix. Est-ce qu’elle est là pour ce que je crois ? Je ne peux pas m’empêcher de le lui demander.
— Alors comme ça, vous êtes le genre de femme à traverser l’Europe sur un coup de tête pour vous faire sauter par un inconnu ?
Elle perd son gentil sourire et rougit comme un drapeau. Je ne suis pas fier de ma répartie, mais c’est sorti comme ça et je ne voulais pas qu’il y ait d’ambiguïté. C’était déjà assez pénible ici, je ne voudrais pas en plus me coltiner une folle qui croit débuter une grande histoire d’amour.
— Je pensais que ce serait tout de même… un peu plus romantique, balbutie-t-elle. Si vous cherchiez… un autre genre de femme, je peux…
— Non, non. Excusez-moi, pour ce que je sais de vous, vous êtes parfaite. Mais j’étais un peu… défait quand j’ai envoyé ce message, vous voyez et je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un me prenne au sérieux. C’est… inespéré, mais il faut que je me reprenne. J’ai des rendez-vous importants prévus toute la journée et j’ai peur que vous soyez déçue de mon accueil. Et je ne suis pas un romantique, plutôt un homme d’action. Enfin, avant.
Il faut que je me taise. Je ...
... m’enfonce dans le n’importe quoi, mais pendant que je déblatère, je remarque qu’elle est devenue jolie d’avoir rougi, et maintenant, j’ai peur de la perdre avec mes âneries.
— Ecoutez, je ne vais pas être disponible dans la journée, mais on pourrait se retrouver à l’heure du thé et faire vraiment connaissance. En attendant, je ne sais pas, vous pourriez faire la touriste.
Elle retrouve le sourire et m’assure qu’elle est très autonome, avant de disparaître dans la ville. Je ne sais même pas son nom, mais je suis un peu moins abattu. Je retourne dans ma chambre pour me préparer à rencontrer le représentant de l’ennemi, un responsable des brevets de la tentaculaire multinationale qui me pille.
J’enfile une chemise quand on frappe à la porte. J’ouvre et me trouve face à deux femmes, françaises à coup sûr, je le sais aussitôt. Elles sont jolies et souriantes, une brune et l’autre blonde, peut-être intimidées.
— Tu me reconnais ? dit tout de suite la brune avant même qu’on se dise bonjour.
Bon sang ! Oui, je la reconnais, c’était ma petite amie en terminale. Nous nous sommes perdus de vue lorsque je suis parti à la fac. Elle est devenue un peu boulotte, mais elle est presque plus belle aujourd’hui qu’à dix-huit ans. Et la blonde, je la reconnais aussi, nous sommes sortis ensemble l’année suivante, à la fac. Je m’exclame :
— Jeanne ! Marie ! Mais qu’est-ce que vous faites là ?
Je sais, ce n’est pas une répartie très brillante, mais ça fait beaucoup de surprises pour ...