Tout se joue le 18 juin.
Datte: 13/09/2024,
Catégories:
Humour
aventure,
Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... bouche. Elle a dû regarder trop de films pornos. C’est à ce moment que la porte s’ouvre en grand et que mon armée pénètre dans la chambre. Il y a Adeline et une douzaine de femmes qui entrent et font comme chez elles. Elles sont aussi nues que mon Américaine et elles ont l’air particulièrement ravies de la bonne blague qu’elles sont en train de jouer. Elles rient, s’interpellent, sautent sur le lit et surtout, elles nous photographient sous tous les angles avec leurs portables. Alexandra met un moment à comprendre la situation et elle reste bêtement à mes pieds avec ma zigounette à la main, comme si elle posait.
Puis, quand elle assimile, elle se redresse, furieuse, avec ses nichons qui s’agitent dans tous les sens.
— Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ? hurle-t-elle (en Américain, je traduis) en me regardant comme si j’étais le responsable. Je vais appeler la sécurité ! Je vais vous faire jeter dehors !
Mais personne ne lui prête attention. Adeline me roule un patin, sans doute pour me sortir de l’hébétude provoqué par leur intrusion. Les femmes dansent grâce à la musique d’une enceinte connectée qu’elles ont amenée. Elles se déchaînent sur un morceau de la Mano Negra, un hymne parfait contre l’hégémonie anglo-saxonne qui me va droit au cœur, car c’est en dansant là-dessus que j’ai rencontré ma femme, preuve que je n’ai pas fait que travailler quand j’étais jeune.
Quand ma partenaire d’un soir tente de gagner la porte, des corps se pressent en ...
... dansant devant elle et quand elle essaye de s’emparer du téléphone, c’est d’autres corps tout aussi agréables à regarder qui l’en empêchent. Finalement, elle se laisse choir sur la moquette et se met à pleurer.
C’est le moment que choisit Adeline pour arrêter de m’embrasser. Elle sort de je ne sais où une mallette d’où elle tire une liasse de documents imprimés qu’elle pose sur une petite table qui attendait sagement dans un coin. La musique se fait plus discrète et ma petite amie du lycée me fait un clin d’œil.
— Voici le contrat que j’ai préparé et que vous allez signer, Madame Liberty, dit professionnellement Adeline. Je me suis renseignée et votre signature engagera votre compagnie. Dans ce texte, vous reconnaissez notre paternité sur les brevets et vous vous engagez à nous verser une somme conséquente pour avoir le droit de les utiliser.
— Espèce de folle ! crie la pauvre chose étalée sur la moquette. Je ne signerai rien du tout !
— Je crois que si, continue Adeline. Je crois que vous allez désirer signer. Je pense que vous ne voulez pas que toutes ces photos que nous venons de prendre soient rendues publiques. Vous savez, avec la technologie moderne, votre milliardaire de mari et les actionnaires de votre trust verront ces images dans la minute qui vient si vous vous entêtez.
Je finis d’enlever mon pantalon qui était encore autour de mes genoux et je jette un coup d’œil sur la somme en question. Si l’Américaine signe, nous voilà riches pour les décennies à ...