1. Tous des menteurs. Surtout moi !


    Datte: 25/08/2024, Catégories: amour, cérébral, caresses, nonéro, confession, Auteur: Loaou, Source: Revebebe

    ... voisins, l’an dernier, quand il était venu travailler en France pendant ses vacances étudiantes. Et cette année, c’est chez mes parents qu’il bosse, ce qui a multiplié les rencontres. Il a un petit côté exotique charmant, renforcé par son français imparfait. Mais il y a aussi un problème : ils sont deux, vrais jumeaux, et son frère est assis deux places plus loin… Curieusement, tout le monde les confond alors que je n’ai jamais eu de difficulté à les différencier. J’y ai vu un signe.
    
    Bien entendu, nous faisons l’impossible pour nous revoir, brièvement seuls. Un bon exercice où je peux mettre à profit mon savoir-faire et mentir à tout notre entourage. Il est aussi timide que moi : quelques baisers, quelques étreintes, rien de bien compromettant, mais qui nous semblent un avant-goût de paradis. Jusqu’à la semaine familiale en montagne où les jumeaux nous accompagnent. Dans le grand dortoir, nous choisissons évidemment deux places côte à côte, bien qu’entre les autres.
    
    Discrétion oblige, nous ne ferons pas beaucoup plus que quelques caresses, qui finissent par devenir très intimes au fond des duvets. Pour la première fois, j’ai envie, mais ce n’est vraiment pas possible… Fidèle à mes usages, je glisse quelques mensonges en chuchotant que ce n’est pas grave, mais ceux-là, ils me coûtent !
    
    Les vacances se terminent, il rentre en Pologne, mais nous restons en relation étroite : téléphone presque chaque jour malgré le coût, courriers. Nous décidons de passer les congés de ...
    ... Noël ensemble, chez eux, parce qu’il partage un studio avec son frère. Je m’y rends avec le mien, qui veut profiter du voyage pour aller jusqu’en Grèce. Sur place, nous nous en donnons à cœur joie, nous éclipsant le soir pour des caresses très intimes, mais sans franchir le pas, à mon grand dam : la religion est omniprésente là-bas, et on ne négocie pas la bagatelle hors mariage. Sans mentir, je suspecte aussi qu’il a peur de se retrouver père, ce qui pourrait bien arriver : je suis folle de lui au point d’en avoir envie. Et puis, il doute… Il doute même tant que je rentre chez moi le cœur brisé, aux premiers jours de janvier.
    
    Mais en juillet, je n’ai pas réussi à me mentir assez pour oublier qu’il revient… Alors nous nous retrouvons et tout recommence, exactement pareil, en mieux ! Nous nous retrouvons en Pologne en novembre, le temps d’un mois de mes congés, puis dans ma famille en fin décembre autour du 31. Nous posons l’idée de mariage, vers mai. En janvier, mes parents rencontrent les siens, une épopée de trois-mille-cinq-cents kilomètres en camping-car. Il sert d’interprète et leur fait visiter la région ; les quatre parents préparent les festivités.
    
    Le 7 février, il est chez moi pour une petite semaine. En tout bien tout honneur, bien sûr : les caresses ne comptent pas, même si on fait ce qu’il faut pour les faciliter, et on ne s’en prive pas ! Nous sommes la veille de nos fiançailles officielles, cérémonie qui lui tient plus à cœur que moi, et j’ai demandé un ...
«1...3456»