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Réalité ou dualité ?
Datte: 25/08/2024, Catégories: fh, bizarre, fête, amour, cérébral, fantastiqu, fantastiq, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... réfléchir et agir ! Le bois était peu fréquenté, aucun animal sauvage n’y rôdait. Et si Marie était tombée et avait perdu connaissance ? Cette journée qui avait si bien commencé se transformait en cauchemar… Tandis qu’elle courait dans tous les sens, en hurlant le prénom de son enfant, en proie à l’affolement le plus total, elle aperçut deux silhouettes qui se dirigeaient tranquillement vers elle. Le mystérieux occupant du manoir lui ramenait sa fille en la tenant par la main. Celui-là même qui s’était invité à son mariage et qui l’avait fait douter de son choix. Celui-là même qu’elle avait enfoui au fin fond de sa mémoire pour l’oublier. Et voilà qu’il ressurgissait une fois de plus dans sa vie ! Mais pour l’heure, la seule chose qui lui importait, c’était d’avoir retrouvé sa fille. Elle se précipita. — Marie, s’écria-t-elle, des sanglots dans la voix. Tu vas bien ? — Mais oui, maman, je me suis perdue en jouant à cache-cache. Heureusement que le monsieur m’a trouvée, car je n’aurais jamais retrouvé mon chemin toute seule ! Tu n’es pas furieuse contre moi, n’est-ce pas ? Elle secoua négativement la tête en serrant contre sa poitrine, son enfant chéri. Des larmes d’émotion, de joie et de soulagement lui inondaient les joues. — J’ai eu très peur. Mais comment serai-je furieuse contre toi ? Je t’aime tant… Et ...
... elle releva les yeux pour remercier celui qui lui avait ramené sa fille. Il était toujours aussi élégant dans ses habits seyants d’une autre époque. Lorsque leurs regards se croisèrent, elle se figea, les muscles tendus, la tête étourdie par le flot d’émotions qui la submergeaient. Elle avait les mains moites et son cœur s’affola. Le temps sembla se suspendre tandis qu’elle se noyait dans les yeux immenses qui la contemplaient. Et si… Un bruit dans son dos l’arracha de son tumulte intérieur et lui fit tourner la tête. Paul s’approchait à grands pas, la mine soulagée. — Dieu merci, vous êtes là toutes les deux ! Elle ne répondit pas, se contentant d’embrasser les cheveux soyeux de Marie, blottie contre elle. Elle en voulait à Paul pour son manque de vigilance. Heureusement que son énigmatique, mais fidèle soupirant veillait sur elle et sa fille. Elle tourna le visage dans sa direction. Comme à l’accoutumée, celui-ci avait disparu discrètement, sans faire le moindre bruit, comme un fantôme… Son cœur se contracta douloureusement. « Ne t’avais-je pas dit que tu pourrais toujours compter sur moi ? Je continuerai à t’attendre. Tu sais où me retrouver », crut-elle entendre chuchoter à ses oreilles. Elle réprima sa déception tandis que ses poings se serraient si fort que ses ongles pénétrèrent dans la chair de ses paumes.