1. Réalité ou dualité ?


    Datte: 25/08/2024, Catégories: fh, bizarre, fête, amour, cérébral, fantastiqu, fantastiq, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... avait jamais fait battre le cœur si vite, mise dans un tel état ! Ce qu’elle ressentait avec une telle puissance était totalement nouveau pour elle. Comme une révélation… Mais elle venait d’épouser Paul, elle devait se reprendre, faire comprendre à son ensorcelant cavalier qu’il ne devait pas insister.
    
    — À quoi bon refuser ? C’est plus fort que nous !
    
    Les propos énoncés avec une telle conviction, comme s’ils s’agissaient d’une vérité absolue, la firent vaciller. Elle aurait dû les chasser de son esprit, ne pas les laisser s’infiltrer en elle et la tenter. Mais c’était peine perdue. Elle était comme envoûtée par la virilité qui émanait de ce corps d’homme pressé contre le sien. Et surtout totalement impuissante à refuser quoi que ce soit ! Qu’était-il en train de se passer ? se demanda-t-elle, à la fois terrifiée et exaltée. Son propre corps ne lui appartenait plus, or elle n’avait pas été encore embrassée ni touchée ! Encore heureux, s’admonesta-t-elle en se rappelant qu’elle était le point de mire de toute l’assemblée.
    
    — C’est de la folie, murmura-t-elle, incapable de trouver quoique ce soit d’autre à dire.
    
    Tandis qu’elle protestait sans grande conviction, pour la forme, elle savait qu’elle avait perdu, que plus rien ne serait comme avant. Le fantomatique occupant du manoir emplissait ses pensées, ses sens, ses émotions, chaque parcelle d’elle, à tel point qu’il ne restait plus de place pour rien d’autre… ni personne !
    
    Pantelante, elle capitula. Aussitôt, ...
    ... leurs corps se soudèrent plus étroitement encore et se mirent à onduler l’un contre l’autre. Chavirée, elle se laissa emporter par le flot furieux qui se déversait en elle emportant tout sur son passage. Elle était si sensible, si réceptive qu’il lui semblait que chaque effleurement la faisait défaillir ! Elle n’était plus que sensations. Elle avait perdu tout contrôle. La réalité s’effaçait dans une brume ardente…
    
    Jamais elle ne s’était sentie aussi excitée. Toute son attention se concentrait sur l’intensité du désir qui se pressait contre son ventre. Un désir partagé d’une intensité inouïe ! Elle n’était plus que chaude moiteur, pulsations dévorantes ! Elle vacilla, vaincue par un trouble extraordinaire, insensé. Plus rien d’autre ne comptait que l’envie charnelle qui la consumait, son envie viscérale du corps d’homme qui se pressait contre le sien. Le besoin d’assouvir l’espèce d’urgence sensuelle qui l’avait saisie et qui lui faisait oublier tout le reste. Elle ne voyait, n’entendait, ne sentait plus rien d’autre que les mains viriles qui s’appropriaient d’elle en lui caressant voluptueusement le dos. Son être tout entier convoitait cette étreinte…
    
    La musique s’arrêta. Les applaudissements et les acclamations des convives l’arrachèrent de son mirifique et incandescent envoûtement. Elle sentit comme une déchirure en elle lorsque son cavalier la lâcha, recula d’un pas en s’inclinant pour la saluer, avant de disparaître en fendant la foule. Elle restait là, frigorifiée, ...