1. Des conséquences d'une chaude pisse


    Datte: 23/08/2024, Catégories: fh, bizarre, amour, cérébral, amouroman, Auteur: Arpenteur, Source: Revebebe

    ... la gare. En échange de rails de coke, il lui aurait demandé de faire la pute pour lui et de sucer des clients sur le grand boulevard. Le pire c’est que je l’en croyais capable. Il était de notoriété publique que ce bistrot était un bar à putes, et beaucoup d’entre elles officiaient sur cette artère. Anick, de son côté, était à certains moments tellement imprévisible… comme la fois où des copains étaient venus chez moi et où elle s’était baladée sans gêne en petite culotte devant eux durant un bon moment, j’étais vert et mes potes avaient été interloqués. Ils m’avaient reparlé durant de longs mois de ses nichons négligemment exhibés et des poils noirs qui s’échappaient de sa culotte. C’est vrai qu’autant que je pouvais en juger, elle était plutôt poilue, de longs poils noirs de la même couleur que sa chevelure noir de jais.
    
    Et cette fois aussi où elle m’avait parlé de son parrain qui selon ses dires, depuis son plus jeune âge, n’arrêtait pas de la coincer dans des recoins pour la peloter et pour lui faire faire des choses que la morale réprouve. En plus, elle me racontait tout ça dans le menu détail et j’en étais vaguement écœuré.
    
    Quel crédit fallait-il accorder à ces divagations ? Quelle était la part de délire et de réalité ? Ses égarements tournaient toujours plus ou moins autour du sexe et autour de situations violentes ou scabreuses. Elle pouvait broder sur ces sujets durant des heures, elle m’avait par exemple décrit avec moult détails toutes les prostituées qui ...
    ... avaient, paraît-il, travaillé à ses côtés : ce qu’elles avaient dit, ce qu’elles avaient fait, comment elles étaient habillées, comment elles aguichaient les passants ! On y avait passé une grande partie de la nuit. Pour en savoir autant, elle devait les avoir au minimum côtoyées ou en tout cas bien observées. Et le lendemain, on était passé aux prétendus clients qu’elle avait eus, puis à son metteur en scène, un vieux barbu vicieux qui n’était apparemment pas très clair. Il lui faisait, lui aussi, des propositions malhonnêtes.
    
    Le pire c’est que j’écoutais tout ça religieusement, participant même à son délire en lui posant moult questions pour l’encourager dans les détails. Je ne savais pas trop si cela m’effrayait ou si cela m’excitait, probablement un peu des deux. Je me posais plus de questions que j’avais de réponses. Pourtant, au-delà des méandres de sa pensée torturée, je l’aimais d’un amour sincère et véritable.
    
    Sa colocataire ne pouvait visiblement pas me blairer. Mais un jour, la situation devenant à son sens incontrôlable, elle prit sur elle et me gratifia d’une petite visite. Fait exceptionnel, Anick était chez ses vieux pour le week-end. La rouquine avait prévu de rester dix minutes, mais notre conversation s’éternisa durant plus de deux heures. Elle me parla de tous les délires sexuels dont son amie l’abreuvait, qui étaient similaires à ceux dont j’étais la cible, avec néanmoins de nombreuses nuances.
    
    — … Surtout depuis qu’un copain vient me voir de temps ...
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