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Des conséquences d'une chaude pisse
Datte: 23/08/2024, Catégories: fh, bizarre, amour, cérébral, amouroman, Auteur: Arpenteur, Source: Revebebe
Durant une longue période de ma vie, j’ai été un aficionado des sites de rencontres. Par choix, parce que j’en avais ras le bol de vivre avec quelqu’un à temps complet, que je tenais à ma liberté et que je cherchais des relations faciles. J’ai accumulé les conquêtes, sans toutefois mériter une place au Guinness Book des records ; une trentaine de personnes tout au plus que je voyais en général de nombreuses fois chacune, car les plans Q d’un soir cela n’a jamais été mon truc. Pour la majorité, il s’agissait de femmes mais également quelques hommes, une trans aussi ; je ne me prétends pas bisexuel au sens LGBT du terme, je préfère en général les filles aux garçons, mais je suis un pervers polymorphe ouvert à toutes les expériences, et surtout à celles qui sont un peu bizarres. S’il faut ici me confesser, je dois avouer que je n’ai jamais été un fervent utilisateur du préservatif. Il n’y a pas de quoi s’en vanter, mais je ne m’en vante pas ! Quand mon ou ma partenaire le réclamait, j’avais toujours ce qu’il fallait sous la main, je ne me baladais pas sans. Mais quand il ou elle n’en avait visiblement rien à foutre ou que ce n’était carrément pas dans ses problématiques du moment, franchement je n’insistais pas. J’ai probablement pris et fais prendre pas mal de risques aux autres par mon laisser-aller, mais par chance je n’ai jamais rien eu et de ce fait n’ai jamais rien transmis. À la suite de ces incartades, je regrettais systématiquement mon inconséquence, en ...
... particulier quand je trouvais une nouvelle conquête, je n’aurais voulu pour rien au monde la contaminer. Dès lors, j’étais tous les trois/quatre matins fourré chez mon toubib à lui demander des tests sanguins. Les laboratoires pharmaceutiques se sont enrichis et la sécu a creusé son déficit rien qu’à cause de moi car, pour noyer le poisson, j’avais aussi plusieurs médecins généralistes qui me faisaient chacun leurs prescriptions. Lors d’un précédent déménagement, j’ai été effaré de retrouver parmi mes papiers autant d’ordonnances prescrivant des tests VIH, contre la syphilis ou l’Hépatite B. Je touche du bois, mais la seule fois où j’ai contracté une MST, c’était avec Anick, et c’était bien avant la période que je viens d’évoquer, j’étais encore étudiant. Et il s’agissait d’une blennorragie, plus vulgairement appelée « chaude pisse ». Comble du comble, je n’avais même pas réussi à pénétrer ma compagne. Ma bite molle avait frotté contre sa chatte et cela avait manifestement suffi à propager la maladie. Le dermato, qui était un sacré connard, sûrement un vieux con d’extrême droite, a lourdement insisté pour que je dénonce ma partenaire, je l’ai envoyé chier. Qu’il crève ce bâtard, je ne suis pas une balance ! Quoiqu’il en soit, cette simple anecdote m’a traumatisé. Si ce n’est ce regrettable incident, Anick aurait sans doute pu devenir l’amour de vie, d’ailleurs elle l’est toujours un peu. Cette fille-là n’était pas comme les autres. Un look particulier, à l’écart de toutes les ...