1. Des conséquences d'une chaude pisse


    Datte: 23/08/2024, Catégories: fh, bizarre, amour, cérébral, amouroman, Auteur: Arpenteur, Source: Revebebe

    ... modes, et c’était une vraie foldingue, je l’idolâtrais tellement elle était barrée. Elle vivait en coloc avec une autre nana, Madie, une rouquine aux cheveux filasse, adepte de peinture sur soie et de macramé, une vraie conne bouffeuse de « bio » qui la maternait, elles étaient amies d’enfance. J’avais rencontré les deux donzelles à une manif débile, je ne sais même plus quel en était le propos, ni pourquoi j’y traînais mes guêtres, si ce n'est mon désœuvrement, mais nous y avions sympathisé. Et je les avais retrouvées quelques jours plus tard dans un troquet qui organisait des petits concerts de jazz. J’avais tout de suite tilté sur la grande brune, sa peau blafarde était d’une blancheur époustouflante. Le terme « maladive » était sans doute ce qui la caractérisait le mieux ; sans rien changer, sans aucun accessoire, elle aurait pu être naturellement gothique, peut-être même vampire. Empruntée dans ses gestes, délirante dans ses propos, elle avait tout pour plaire et vivait dans un univers qui lui était bien propre.
    
    Toujours est-il qu’au grand désespoir de son amie, avec qui je n’étais pas en odeur de sainteté, nous passions le plus clair de nos soirées ensemble, pour discuter, pour délirer, fumer des joints, flirter un peu. Il était clair qu’elle m’avait à la bonne et que, moi aussi, je l’adorais. Nous passions aussi beaucoup de temps à nous balader en forêt ou au bord de la mer, ambiance romantique. Mais nos longs baisers et nos attouchements restaient toujours très ...
    ... chastes, toujours au-dessus de la ceinture, un amour en somme idéalisé. Car nous étions fort timorés, moi surtout, vu mon manque d’expérience à l’époque. Mais elle restait également volontairement réservée, parce qu’elle voulait préserver les doux moments de tendre complicité qui nous unissaient, c’était pour elle vital. Nous dormions pourtant ensemble, blottis l’un contre l’autre, moi en caleçon et elle en petite culotte, et je bandais souvent contre ses fesses, mais il était hors de question de faire frotti-frotta.
    
    Cette situation dura longtemps, trop longtemps sans doute. C’était cet amour plus ou moins platonique qui nous unissait, mais nous ne prononcions jamais le mot « Je t’aime », de peur de rompre le charme. Juste de la douceur, de la tendresse et des baisers, jamais un geste plus déplacé. Je m’occupais néanmoins de ses seins qui étaient plutôt généreux et d’une blancheur étourdissante, c’était le seul écart que nous nous accordions.
    
    Elle avait toujours des trucs « chelou » à me raconter et très souvent ses élucubrations tournaient autour du sexe.
    
    Quelques exemples…
    
    Avec son amie, elles faisaient partie d’une petite troupe de théâtre et le metteur en scène lui aurait proposé de jouer le rôle d’une prostituée, elle me demanda ce que moi j’en pensais et si ça me gênerait si elle était amenée à exhiber sa poitrine en public ou à enfiler des bas et des porte-jarretelles.
    
    Une autre fois, elle avait, soi-disant, rencontré un type louche dans un troquet près de ...
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