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Longtemps
Datte: 10/08/2024, Catégories: f, hhh, initiatiq, dominatio, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe
... performeurs. Vous le savez, j’aime l’informe des corps, les sexes que d’autres abhorrent, moi je les traite comme des objets cultuels et magnifiés. J’ai rendu à ceux qui bandent mou, à ceux qui bandent court, j’ai rendu ce que mes lèvres et mon épiderme pouvaient donner de plaisir. Encore aujourd’hui, même si la rigidité m’est nécessaire – qu’on pourfende mon cul avec son bâton de chair irriguée me satisfait bien sûr –, qu’au mélange de verges j’en vois une qui peine, une qui s’efface, qu’aussitôt ma langue lape, ma bouche accueille. Chupa revint vers moi dès le lendemain, un air penaud, mais en somme Chupa transportait toujours avec lui une forme de mélancolique lassitude. Chupa savait que la vie ne l’avait pas bien servi. — Tu sais, c’est vrai que je bande mou, mais ces cons-là me bassinent. J’étais étonnée de cette confidence que je n’avais pas suscitée. Mais simplement mon corps n’était-il pas un appel muet à la chair ? Le voyait-on comme un corps confident, une forme accueillante ? — Tu ne bandes jamais, alors, repris-je tout comme si je lui demandai s’il prenait du café le matin. — Seulement le matin, parfois en arrivant ici, j’ai mal là, sur ma selle de mob, tellement c’est raide. La nuit suivante, j’avais ourdi le plan de me rallier à l’équipe du matin avec l’idée fixe en tête de perdre ma virginité aux aurores, entre les packs d’eau et les bouteilles d’huile. Pour connaître la véritable rotation de stocks, je proposai donc au directeur de ...
... rejoindre l’équipe du matin. — C’est papa qui t’amène à quatre heures ? Ce type ne s’adressait à moi qu’avec une grossière et méprisable condescendance. Attitude que j’analysais comme un pur sentiment de frustration à l’encontre de papa qui dirigeait un empire industriel. — Demain, quatre heures, Mademoiselle Redinger… Eh, dis-moi ! C’est pour ton argent de poche que tu bosses, hein, c’est ça ? — Non, c’est pour découvrir la vraie vie. — Pfft ! Demain, quatre heures. Une nuit sans dormir. Chupa m’avait occupée une nuit. Une courte nuit. Voilà ce que fut ma nuit fantasmatique. Embrumée et excitée, dans la nuit tempérée, je filais sur mon Piaggio en serrant les dents pour ne pas jouir. Je crois pouvoir dire que ni le souffle du vent ni cette nuit d’août n’avait réussi à assécher le suintement qui m’avait tenu durant mon trajet. Je me savais allant vers le plaisir et j’étais déjà dans le plaisir. Lorsque j’entrais dans la réserve mon corps tremblant, en un regard panoramique, je cherchais Chupa qui manipulait un transpalette chargé de cartons. Je lui posai un bisou sur la joue, car je n’avais rien trouvé d’autre. Comme ce n’était pas habituel, Chupa baragouina quelques mots incompréhensibles. Je me dirigeai vers l’allée des racks pour vérifier que nous ne fûmes que tous les deux, mais au final je ne fus pas aussi entreprenante que dans mon fantasme. Chupa tira sa palette jusqu’au magasin et je n’eus que ma main pour seule amie. Je savais le temps compté et ce jour, ce ...