1. Longtemps


    Datte: 10/08/2024, Catégories: f, hhh, initiatiq, dominatio, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe

    ... que j’en vins à regretter mes virées nocturnes sur le minitel.
    
    Donc, une année après je n’étais guère plus avancée, et si mes nuits s’étalaient en littérature érotique plutôt de bonne qualité, quelque chose du réel me manquait.
    
    Un ami de papa me complimenta sur ma ressemblance avec maman. De fait, de très près, j’observais un code précis dans mon habillement, ma coiffure et le choix de mon maquillage, qui sans en être l’exacte réplique, s’en approchait grandement. Curieusement, maman ne semblait pas m’observer comme je l’observais.
    
    Un jour où l’ami était là, je me vêtis d’une robe de maman, de ses escarpins, et passai, feignant l’indifférence, dans le salon où l’ami égrenait un scherzo sur le piano. La musique s’arrêta et des mains se posèrent sur mes épaules, lorsque je me retournai, l’ami qui en fait se prénommait Gérald fut si bête de sa méprise que son visage s’empourpra. Je lui souris en dégrafant mon corsage, et juste avant que papa ne stoppe sa Mercedes dans l’allée gravillonnée, juste à ce moment-là, je suçais le sexe de Gérald, tout comme si j’étais la parfaite doublure de maman. Son jus rapidement entra dans ma bouche quand papa entrait dans le vestibule attenant au salon. Gérald reprit quelques arpèges de contenance tandis que je déglutissai ma première gorgée de sperme en embrassant papa comme une bonne enfant.
    
    Maintenant je peux dire avec ironie que je suis une grande fille, le sperme est un orgeat, ma madeleine à moi. Je peux dire également qu’après ...
    ... cette première gorgée suave, je n’ai pas choisi de petit ami. Non, les baisers furtifs n’étaient pas pour moi.
    
    Je n’avais de cesse de poursuivre mon expérience, et que ce fût lors d’un shopping où papa me déposait, au restaurant avec maman et papa, ou lors de ma première expérience dans le monde professionnel, je n’ai jamais perdu de vue le plaisir du corps.
    
    J’ai retrouvé par hasard cette incomparable douceur d’un sexe mou d’homme lors d’une volontaire incursion dans un grand magasin, en banlieue de Paris, où je travaillais durant deux mois d’été.
    
    En quelque sorte, j’avais menti pour ne pas révéler qui j’étais vraiment. Pour mes collègues, j’étais une étudiante, une intello en prépa, mais cela ne leur parlait guère.
    
    J’avais dû quasiment supplier papa, pour ce droit à travailler semblablement à bon nombre de garçons et filles de la classe sociale moyenne pour payer leurs études. Moi, mes études étaient dispensées chez moi et maintenant les professeurs défilaient avec joie, car pour l’apprentissage j’avais de réelles et faciles dispositions héritées à la fois de papa et maman. Mais je m’ennuyais ferme dans cette prison dorée.
    
    C’est donc seule que j’allai répondre à la petite annonce d’un magasin Intermarché où le directeur était un sombre imbécile, inculte et retraité de l’armée de l’air.
    
    Des caissières aux employés libre-service, l’ambiance était plutôt acceptable, et en toute modestie je crois y avoir trouvé ma place et le moyen de faire consensus, tout au ...
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