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Cabine d'essayage
Datte: 06/08/2024, Catégories: fh, essayage, amour, revede, portrait, rencontre, Auteur: stropimux, Source: Revebebe
... porte du magasin à l’heure de fermeture, comme il en avait été convenu. Elodie me raconta : ************* Les cloches sonnaient. Il était 10 h 30 devant la petite église de briques du village de Corsept. Les invités, nombreux et tous endimanchés, attendaient en papotant en famille sur le parvis de l’église que les mariés arrivent. J’essayais, en tant qu’invité inconnu, de faire bonne figure en me présentant, lorsque l’on me le demandait, comme un ami de la famille. Je l’attendais, bien sûr, avec impatience, ignorant encore si elle avait réussi à passer à l’acte, ignorant aussi, si elle était passée chez Élodie. Et je ne comprenais toujours pas pourquoi celle-ci ne me contactait pas et que son téléphone répondait absent ! Mais bon sang ! Que faisait-elle ? Je trépignais, montais et descendais les marches pour tenter de me calmer. Je cherchais à identifier dans les différents groupes le mari de Louise dont elle m’avait envoyé la photo, sans un mot, avec la date et le lieu du mariage ainsi qu’un faire-part. Je ne comprenais là encore pas ce silence total et inquiétant après son passage chez Élodie. Avait-elle détesté ? Paniqué ? M’en voulait-elle ? Pourquoi la présence de son mari et son absence à elle ? Cela signifierait-il qu’elle avait suivi mon conseil de la rupture totale et de sa transformation choc, du passage du pont, de son lancer dans le futur ? La venue d’un grand taxi blanc qui se gara juste dans l’axe du parvis de l’Église allait me donner la ...
... réponse. Le chauffeur en descendit pour ouvrir la porte arrière… En descendit Élodie, suivie de Louise, courbant la tête pour ne pas heurter le chapeau. De sa petite pochette en cuir vert, elle sortit de quoi payer le chauffeur. Elle releva la tête avec un sourire éclatant, égrainant de sa main gauche le collier de grosses perles brillant sur la peau dénudée d’un cou valorisé par un décolleté vaillant, et tout en jetant un regard circulaire, s’apprêta à monter sur le parvis. Le silence se fit entendre.Tous les regards se portèrent sur cette arrivée. Regards stupéfaits, médusés, abasourdis, perplexes. Pouvait-on deviner sous cette nouvelle apparence Louise de la ferme des 4 coins ? Était-ce vraiment elle ? Ce n’était pas possible ! Les femmes qui, bien sûr, s’étaient depuis longtemps et avec beaucoup d’entrain et de recherche démenées pour essayer de paraître les plus belles, hypnotisées par cette apparition sublime, laissaient libérer cette lente montée de la jalousie en ne se privant pas de remarques acerbes sur cette tenue atypique et qui dénotait au milieu de ces robes amidonnées sur des corps bien nourris. Les hommes par contre s’empressèrent, sous les regards réprobateurs de leurs femmes, à venir saluer et complimenter cette Louise Nouvelle tout en essayant de loucher dans ce petit creux très révélateur qui laissait parfois apercevoir le croisement de deux petits bonnets de soie verte emprisonnant sans un pli des seins blancs fermes et frémissants. Louise s’avança ...