1. Cabine d'essayage


    Datte: 06/08/2024, Catégories: fh, essayage, amour, revede, portrait, rencontre, Auteur: stropimux, Source: Revebebe

    ... ! Bon, je raccroche… !
    — Attendez… ! Comment puis-je vous recontacter ?
    
    Silence…
    
    — Avez-vous un émail ?
    — Oui.
    — Lequel ?
    — peine_perdue@zutt.fr
    — Elle a même de l’humour !
    — Et pas que !
    — ludovic122@gmail.com, noté ?
    
    Communication terminée.
    
    Avait-elle noté ? Assis dans mon fauteuil, ma tête vagabondait… J’étais stupidement tombé amoureux, en « arrêt » à l’écoute de cette femme mystérieuse qui, sous un aspect a priori terne, anodin, dégageait une sensualité puissante mais contenue, probablement depuis très longtemps, peut-être depuis toujours, mais qui sous cette pression augmentée par le temps cherchait à s’échapper par un interstice pour éviter l’explosion. Au cours de ce moment téléphonique ; j’avais vécu la révolte de cette sensualité contre sa propriétaire sous cloche, sous les interdits de son éducation et la pression psychologique de son mari.
    
    Quelle était l’issue du combat ? Oserait-elle enfin une sortie, les seins libérés et ballants sous le chemisier ?
    
    Son mari s’en apercevrait-il ?
    
    ************
    
    J’ai attendu de jour en jour… La température avait baissé. L’automne avait fait son apparition. Les feuilles brunissaient après avoir déplié successivement leur nuancier et s’être attardées un peu sur le jaune. Ma compagne avait choisi cette saison pour s’en aller comme une feuille détachée de son arbre… Le soleil commençait à décliner. J’étais seul, devant mon ordinateur pour passer le temps, emmitouflé dans une grande écharpe, le fond ...
    ... du cœur triste, sans projet particulier, avide de tendresse. Une notification sonore apparut au bas de l’écran :Message de « ZuttPeinePerdue@gmail.com »
    
    Un frisson me saisit, déroulant ses ondes le long de mon corps. Je m’accaparai de la souris tout en la cliquant avec fièvre, et apparut sur mon écran, comme une bulle émergeant de l’eau, ce message :
    
    Avais-je bien lu ? Avait-elle bien écrit « il faudra ? » et non « il faudrait ? » Pouvais-je donc en déduire qu’elle était d’accord ? Je renvoyai donc immédiatement un message :
    
    Le soir, vers 18 h, je cliquai avec avidité sur ma souris, puis sur les deux pièces jointes annoncées avec ce bref commentaire :« Veuillez trouver ci-joint les photos demandées, tirées après l’absorption de trois apéros ! »
    
    Waouh ! Quelle beauté !
    
    Le passage à l’acte était effectué ! Oui, elle l’avait fait ! Youpi ! Je me fis violence en m’extirpant de mon extase pour les sauvegarder sur deux supports différents, de peur qu’un mauvais génie amène à cet instant précis un bug informatique pour détruire ces photos qui provoquèrent malgré moi la montée des lourdes et lentes pulsations du désir.
    
    Je n’en revenais pas ! Sur l’une, Louise se montrait en gros plan avec la robe choisie ; sur l’autre, elle avait cadré de trois quarts son visage à partir du cou – Impeccable pour utiliser le logiciel de relooking virtuel que je venais de suite dénicher sur la toile et que j’utilisai une partie de la nuit – ; et pour finir, quatre chiffres pour ses ...
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