1. Cabine d'essayage


    Datte: 06/08/2024, Catégories: fh, essayage, amour, revede, portrait, rencontre, Auteur: stropimux, Source: Revebebe

    ... implique également une rupture. Ce temps de rupture important dans une vie doit également être planifié au risque d’être perçu comme anormal. Profiter du mariage ? Excellent ! Mais il faut que le changement ait lieu juste avant, en catimini, et que tout l’entourage découvre la métamorphose en public, d’un bloc ! Tout de go ! Et non pas progressivement, à savoir : lundi, coiffeur ; mercredi, opticien ; jeudi, etc. Cet exercice est périlleux et vous n’arriverez à l’effectuer que si vous êtes accompagnée et rassurée par un professionnel qui vous certifiera du non ridicule de votre nouveau LOOK. Louise ?
    — Oui, Ludovic.
    — Je ne vous entends plus…
    — Tout ce que vous me dites me remue tellement ! J’ai tellement été décriée, affublée de tant d’adjectifs réducteurs !
    — Vous regardez-vous quelquefois dans un miroir ?
    — Non, Jamais !
    — Dans quelle pièce téléphonez-vous ?
    — De la cuisine
    — Avez-vous un miroir sur pied dans votre chambre ?
    — Oui.
    — Montez-y s’il vous plaît…
    — J’y arrive.
    — Déshabillez-vous !
    — Quoi ? Pas question !
    — Pourquoi ? Vous êtes seule, personne ne vous regarde… Louise ?
    — Oui ?
    — Faites-moi confiance.
    — J’ai enlevé mon pull.
    — La même robe qu’au magasin ?
    — Oui.
    — Redressez le torse et regardez-vous.
    — Je suis moche.
    — C’est votre regard qui vous trouve moche… Quelle taille mesurez-vous ?
    — 1 mètre 75.
    — Pour combien de kilos ?
    — 55.
    — Parfait !
    — Quoi ?
    — J’ai dit parfait ! Mensurations pile poil ! Un vrai mannequin !
    — Vous ...
    ... exagérez !
    — À peine. Combien de poitrine ?
    — 85 B
    — Magnifique !
    — Arrêtez ! Vous fantasmez ! De vieux nichons…
    — En poire, n’est-ce pas ? Je me trompe ?
    — Pas vraiment. Mais vous m’avez reluquée comme pas possible… !
    — Oui, J’ai apprécié… mais n’ai pu tout deviner. Les tétons. Comment ?
    — Je ne sais pas, moi !
    — Glissez le haut de la robe.
    — Ouh là là… ! Qui est ce que vous me demandez là… !
    — Rien que de regarder enfin ce que vous êtes, quel corps vous avez.
    — J’accepte, mais c’est la dernière chose que je ferais.
    — OK ! Allez-y !
    — C’est fait.
    — Le soutif aussi ?
    — Ben non
    — Allez, Hop !
    
    Silence…
    
    — Louise ?
    — Oui ?
    — Vos tétons durcissent un peu ?
    — Je crois, OUI !
    — Très bien. Pincez-les maintenant entre vos pouces et vos index…
    — Non !
    — Si !
    — Non !
    — Je suis sûr que vous êtes en train de le faire mais n’osez pas l’avouer…
    — Silence.
    — REGARDEZ-VOUS ! De face ! De profil ! Vous ne vous trouvez pas mal, non ?
    
    Silence…
    
    — Louise ?
    
    Silence…
    
    — Je ne vous demande plus qu’une chose…
    — Je vous ai dit : plus rien !
    — Une seule chose… avant de vous rhabiller.
    — Oui ?
    — Sans soutif !
    — Mais vous êtes malade !
    — Non. Simplement le désir de vous accompagner dans cette reconquête.
    — Pas question. !
    — Sans soutif vous pourrez dans la journée apprécier le frottement du tissu sur votre poitrine et apercevoir le bout de l’un de vos tétons.
    — J’aurais honte et l’impression d’être toute nue !
    — Essayez d’abord chez vous…
    — Je deviens folle ...
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