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Le pouvoir des fleurs
Datte: 20/07/2024, Catégories: fh, voisins, jardin, nonéro, portrait, rencontre, Auteur: Le Chineur de Rêves, Source: Revebebe
... comme dans la peau d’un Allemand à Berlin en 1989, j’ai commencé le démantèlement de l’épaisseur de thuyas. Rose faisait de même de son côté. Il nous a fallu près d’une heure pour enlever à la scie le premier mètre et enfin nous voir. Trempés tous les deux de sueurs, nous nous sommes souri, comme les ingénieurs du tunnel sous la Manche. Nous avons continué. Tout à coup, j’ai éclaté de rire en comprenant que ma voisine s’était constitué un poste d’observation posé sur les thuyas et que c’est comme cela qu’elle m’observait. Avec des gestes, je lui ai expliqué la cause de mon hilarité. Un rire de poupée a fusé et elle m’a montré le passage entre la tabatière de son grenier et ce sentier improvisé, puis elle est partie comme une flèche de son grenier vers un immense cerisier. En un instant, elle était assise à califourchon sur une branche dévoilant de longues jambes fuselées et s’est mise à cueillir des cerises qu’elle a déposées dans un panier. Après dix minutes, son panier étant plein, avec la souplesse d’un chat, elle est descendue de l’arbre, manifestement indifférente au fait que sa robe dévoilait par instant ses cuisses à mon regard. Côte à côte, en toute complicité, nous avons partagé les cerises. À partir de cet instant, chaque jour m’a réservé son lot de merveilleuses surprises. Le lendemain, je l’ai découverte en train d’uriner au pied d’un arbre. Sans la moindre gêne, elle m’a souri avec chaleur en me disant de son étrange voix qu’il s’agissait d’un excellent ...
... fertilisant et en m’encourageant à faire de même. Cela m’a pris plusieurs heures pour que je me décide à me soulager sous son regard satisfait. Depuis, dans cette atmosphère permissive, un peu « Lagon bleu », dans notre petit clos fermé aux autres, mais chaque jour un peu plus ouvert à l’autre vu la disparition progressive du mur vert entre nos maisons, entre son jardin paradisiaque et le mien désertique, nous nous sentons un peu comme Adam et Ève dans l’Eden. Quand elle a chaud, Rose se dévêt, abandonnant sans réserve à mon regard le galbe parfait de ses fesses, la splendeur de ses seins petits et fermes, un pubis naturel et un svelte corps bronzé établissant que la nudité n’est pas une pratique récente. Vu mon éducation et aussi ma crainte de lui montrer mon corps un peu bedonnant, pas très musclé, totalement blanc de quadragénaire citadin, j’ai été plus lent à m’exhiber sous son regard curieux. Mais petit à petit, au fil de l’été, les vêtements, en fait inutiles, ont finalement disparu. Il règne autour de nous une atmosphère de sensualité et d’érotisme latent. Rose est une connaisseuse de haut vol de la nature jouissive qui s’exprime si bien dans son jardin. Parfois, elle arrête l’abattage des vilains conifères pour me faire observer le vol des papillons sur les sexes exposés que sont les fleurs, deux coccinelles plongées dans le nirvana de leur très long coït, le coq en train de faire la cour à une poule avant de la saisir du bec par le cou pour l’obliger à la copulation. ...