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Le pouvoir des fleurs
Datte: 20/07/2024, Catégories: fh, voisins, jardin, nonéro, portrait, rencontre, Auteur: Le Chineur de Rêves, Source: Revebebe
Ma vie a basculé pour la première fois en 2018 suite au visionnage d’une vidéo présentant la thèse d’un effondrement à bref délai de notre civilisation industrielle suite à l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, à la diminution de la biodiversité, à la pollution croissante entraînant une baisse de la fécondité de la population et de la diminution des ressources énergétiques disponibles par individu. Ce constat, à mon sens, implacable, m’a depuis obnubilé et une transition vers plus de frugalité m’a semblé(et me paraît toujours) une évidence. Si la première fois que j’ai exprimé mon point de vue, on m’a écouté avec amusement, depuis ma femme, nos amis, mes collègues m’ont fait passer pour un con« tu ne viendrais pas nous parler de tout cela, on a réuni quelques amis », un Nostradamus ou un raseur. Ma femme m’a mis en demeure de cesser de parler de ce sujet« ton fantasme morbide ». Pourtant, je me suis senti une responsabilité morale de persévérer, car c’est ma manière de protéger mes proches. Ma vie a basculé pour la deuxième fois le 15 mars de cette année. Au bureau, dès mon arrivée, mon patron m’a signifié mon licenciement, officiellement pour des motifs de perte de rentabilité, officieusement parce que je considère sa Porsche Cayenne et ses vacances d’une semaine à Bali comme des non-sens sur le plan écologique, voire comme des substituts phalliques. En fait, pour moi aussi, ce job alimentaire, ce« bullshit job », a cessé depuis plusieurs années ...
... de m’intéresser. Quoi qu’il en soit, chamboulé, rentrant chez moi, espérant un peu de compassion, j’ai au contraire trouvé ma femme et mon meilleur ami, à poil, en plein 69 dans le salon. Ma femme, du sperme aux lèvres, les seins à l’air, la chatte hérissée, loin d’être gênée par la situation, transformée en gorgone, a entrepris sur-le-champ de faire un réquisitoire sans pitié de notre vie conjugale, encouragée par les remarques désobligeantes du cocufiant à la bite humide. Je n’étais pas l’offenseur, mais l’offensé et un mot en appelant un autre, le divorce a été rapidement décidé. Je me suis donc retrouvé sans attache, sans épouse, sans amis, sans boulot, sans toit, certes nanti d’une somme d’argent coquette provenant de mon licenciement et du rachat de ma part dans la maison, mais seul, aigri et désabusé. En une semaine, à l’hôtel, j’ai décidé d’une vie d’ermite, ne comptant que sur moi et recherchant l’autonomie, dans une zone rurale. J’ai sélectionné trois maisons isolées et ai pris rendez-vous avec une agence immobilière pour visiter la première d’entre elles. L’agent immobilier, un vendeur aux dents trop blanches, trop bavard, m’a surpris en arrêtant sa Mini rouge à deux cents mètres de ma cible sous le prétexte de me permettre de découvrir « sous son meilleur jour » mon « nouveau chez-moi » dans un « cadre exceptionnel ». J’ai découvert un trois-façade, dont le jardin de deux hectares était entouré de trois côtés par un haut mur et sur le quatrième côté ...