1. Maya vs Optus


    Datte: 19/07/2024, Catégories: aventure, lieusexe, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... qui me glacent littéralement les membres.
    
    J’inspire fortement et décide d’affronter ma peur. Bille en tête, j’essaie de ne pas trop penser et m’engouffre plus profondément. Ce sont des cris d’animaux affolés et peut-être torturés qui se transforment en plaintes. Vingt mètres plus loin, je débouche sur une vaste pièce située un étage plus bas. D’où je me trouve, je peux tout observer sans me faire remarquer.
    
    Je ne suis plus dans les artères d’une pyramide vieille de plus de mille ans, mais bien au sein d’un laboratoire high-tech. Les néons éclairent une pièce d’environ cinq cents mètres carrés dans laquelle se trouvent de nombreuses cages.
    
    À gauche, j’aperçois un être bipède, une matraque à la main, malmener une créature complètement recroquevillée sur elle-même. De l’autre côté, un autre être bipède portant une blouse blanche injecte un produit dans les veines d’un animal que je ne saurai définir.
    
    « Êtres bipèdes »… comment les qualifier autrement ? Sont-ce des hommes cachés dans des tuniques kaki et portant des masques à gaz, ou sont-ce des créatures chimériques ? De mon promontoire, je ne peux pas vraiment les distinguer, ils marchent tels des robots et leurs gestes sont saccadés. J’en dénombre une bonne vingtaine, expérimentant diverses tortures aux créatures encagées.
    
    Je prends le temps de bien analyser, il est dommage que je n’aie pas de quoi filmer, ce serait un super reportage, et quant à l’écrire, personne ne voudra y croire. Mon rédacteur en chef le ...
    ... jettera à la corbeille avant même d’avoir proposé le thème !
    
    Ces êtres robotiques (c’est ainsi que je vais les nommer à défaut d’une meilleure appellation) semblent répondre à des ordres. Après chaque geste, ils se tournent vers une sorte d’aquarium dans lequel flotte quelque chose d’indistinct, puis après avoir eu une approbation, s’en vont continuer leur tâche.
    
    Soudain, telle une corne de brume, une sirène retentit. Les êtres robotiques cessent leurs activités respectives puis se dirigent en rang d’oignon vers une sortie. J’attends encore une bonne minute avant de descendre dans cette salle voir de plus près toutes ces expérimentations.
    
    Une fois la salle débarrassée de ces zombies, la lumière s’éteint, plongeant le lieu dans une obscurité presque complète. Seul en son centre, l’aquarium reflète des nuances de bleu, permettant d’y voir sans l’aide d’une torche.
    
    Restant à l’affût, je descends de ma cachette. Je suis maintenant à quelques centimètres d’une première cage. La pénombre ne me permet pas de distinguer avec netteté la créature animale repliée sur elle-même.
    
    Je l’entends pleurer, pleurer comme un être humain.
    
    Je suis complètement désemparée. Je ne connais pas d’animal capable de pleurer avec autant de similitudes. J’ai déjà entendu un chat et même un chien pleurer, mais ne pourrai m’y tromper. Je m’approche de la cage en tentant de percer l’obscurité, rien n’y fait, je ne vois qu’une masse informe.
    
    Je passe de cage en cage, mes pupilles sont à ...
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