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Maya vs Optus
Datte: 19/07/2024, Catégories: aventure, lieusexe, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... qu’on me pince, je ne rêve pas, ce n’est pas un grand croco, c’est un Sarcosuchus, un monstre du crétacé ! Sous le choc, je préfère laisser cette découverte époustouflante loin de moi et continuer mon périple. J’arrive enfin devant la clairière et se dévoile devant mes yeux l’entrée du temple. C’est une construction digne de la pyramide de Calakmul en plein pays maya, cernée par un océan végétal, une citadelle inexpugnable. Il faut gravir la centaine de marches pour atteindre l’entrée ténébreuse. Arrivée en haut, l’île se dévoile sous mes yeux. Elle ne me paraît pas aussi grande que ça, j’aperçois loin au nord (mais ma boussole me donne-t-elle toujours le bon cardinal ?) un village d’une dizaine de huttes, un feu en son centre. À l’opposé se trouve la clairière dans laquelle j’ai été poursuivie et me suis échappée des griffes d’un fauve. Plus d’une fois depuis que j’ai foulé le sol de cette étrange île, mon imagination m’a joué des tours, tromperies que je ne comprends toujours pas, mais il ne s’agit plus de ça, je ne peux pas prétendre que c’est une nouvelle fois une fantaisie de mon esprit lorsque j’aperçois un T-Rex poursuivre un Mastodonte ! Je ne peux y croire ! Je n’ai pas le temps de rêvasser que lorsque je me tourne en direction du village, je n’y vois plus aucune hutte, mais bel et bien la canopée d’une forêt très dense. Je me penche vers le bas, vers la base de la pyramide, et retrouve le chemin par lequel je suis arrivée intacte, lui seul n’a ...
... semble-t-il pas bougé. Provenant de l’intérieur de l’édifice j’entends un hurlement profond semblant sortir du ventre de la terre, il me ramène à la réalité. Je suis face à l’entrée de l’édifice, le couloir dans lequel je vais pénétrer n’est pas très profond et se termine par deux couloirs, l’un sur la gauche, l’autre vers la droite. La lumière s’infiltre facilement dans cet antre, laissant se découvrir une fresque maya. Je reconnais un calendrier, je l’examine plus attentivement et remarque Jögurmand, le serpent mythologique scandinave, la monstruosité de Loki et de la géante Angrboda… je ne suis plus à une excentricité près ! Bon, à droite ou à gauche ? Je n’en sais foutre rien. Je regarde le dessin, le plan, le truc, quoi… mais non, il n’y a pas d’information à glaner sur cette feuille. Tiens, je n’avais pas remarqué qu’il y avait des gorilles dessinés dessus ? En fait, je viens juste d’observer que sur ce bout de papier, à l’instar de cette île, les éléments bougent, seul le « chemin » est identique. Je me rappelle les mots de Snake : « L’île du Diable ». Force est d’avouer qu’elle n’avait pas vraiment tort. Finalement, je me fie à mon instinct et prends au hasard l’un des deux couloirs. Il se prolonge profondément dans les entrailles du bâtiment et la lumière ne se fait plus que par les torches disposées sur les murs. Je me saisis d’une d’entre elles. J’arrive à un nouvel embranchement, de l’un proviennent les rugissements perçus tantôt, ce sont des hurlements ...