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Maya vs Optus
Datte: 19/07/2024, Catégories: aventure, lieusexe, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
Tout commence par cette missive arrivée la semaine dernière à mon office de journalisme, une lettre signée de ma sœur, Mélina, journalistefree-lance et chasseuse de trésor à ses heures perdues. L’intrépide Mélina qui n’hésite absolument pas à braver le danger en quête d’un scoop. J’avais l’impression que cette lettre n’était pas d’elle, je reconnaissais bien sa signature, mais aucunement le fond ni même la forme des mots qui m’étaient adressés, comme si elle l’avait écrite sous la contrainte. Elle résumait en deux mots son enquête, alors qu’elle aurait dû être volubile. Elle était partie à la recherche d’un docteur, sur une île non loin de Bornéo et une certaine « Snake Charmer », qu’elle précisait être son ex-fiancée, à Jakarta, avait la carte qui menait vers le Doktor. Très étrange. Puis, ce mot, car c’était plus un mot qu’une lettre, se terminait par « rejoins-moi stp ». « Stp » ? C’était pour moi la preuve que ce mot n’avait pas été écrit de Mélina, s’adressant à moi, elle aurait écrit « rejoins-moi, ma Guêpe ». Elle m’a toujours appelé ma Guêpe, d’aussi loin que je me souvienne tandis que je l’appelais « l’Abeille ». Beaucoup de questions se bousculaient dès lors dans ma tête, et comme j’avais des jours de congé à prendre, mon éditorialiste accepta mon départ pour Jakarta. À partir du moment où ce ne sont pas les deniers du journal qui sont mis à contribution, il est rare qu’un directeur s’oppose à un reportage patenté. Et me voilà partie à l’autre ...
... bout du monde, direction L’Indonésie. ******** Il n’est pas tard, le soleil plombe les rues vides et sales de Jakarta, la ville à cette heure est comme une ville fantôme, tous les habitants sont au frais chez eux pour la sieste obligatoire, la ville vit principalement le soir et la nuit, moment durant lequel l’atmosphère devient plus respirable. Il y a une légère brise de vent chaud qui fait se déplacer ce sac plastique ou naguère des fruits ou des légumes y pourrissaient, un chien squelettique fait les poubelles en quête d’un os à rogner, les mouches grosses comme des taons pullulent, mais ce chien solitaire semble s’en accommoder. Le silence règne dans les rues. Les maisons dormantes, les portes faites de simples voilages sont closes. À l’intérieur, une famille nombreuse dort, même les enfants n’ont pas le droit de sortir, ils pourraient se brûler au soleil et surtout ils feraient du bruit à jouer au ballon. Il n’y a pas âme qui vive… même les joueurs de dominos ont déserté les rues. Moi, je me protège de la chaleur avec un simple chapeau, oui, je suis habillée comme un homme et ce n’est pas bien vu, et pouvoir éviter le regard et les remarques des habitants est finalement une bénédiction. Je suis dans le quartier nord, le quartier chaud, le quartier des putes n’est plus qu’à quelques pas, mais c’est bien dans cette rue désertée que se trouve « Le Bara Panas », une boîte de nuit très tendance dans la ville, bar où l’on trouve les plus belles filles, à commencer ...