1. Maya vs Optus


    Datte: 19/07/2024, Catégories: aventure, lieusexe, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... plésiosaure, le monstre des mers !
    
    Le temps pour moi de retrouver du souffle et de me remettre de ces émotions, je finis les derniers vingt-cinq mètres en marchant dans l’eau azur. Je soliloque, avoir vu un monstre marin censé avoir disparu des abysses de la terre depuis une soixantaine de millions d’années me perturbe au plus haut point !
    
    — « Pas peur nager ! » Je t’en foutrais moi du « pas peur nager » !
    
    J’arrive sur un banc de sable fin couleur été d’une vingtaine de pieds juste devant une jungle dense, pratiquement impénétrable. J’aperçois néanmoins un peu à ma gauche ce qui pourrait valoir de sentier. J’ai le sentiment d’être épié, je ne sais ce qui me donne cette impression. Je regarde droit devant moi, j’essaie de transpercer le rideau vert, mais en vain.
    
    Les feuilles des arbres bruissent, bougent, mais comme le feraient une végétation sous le coup d’une légère brise, ou peut-être ce sont des animaux qui froissent ainsi les feuilles. C’est une nature complètement folle qui me barre ainsi la route. Je reconnais là des arbres qui ne poussent pas ordinairement sous ses latitudes.
    
    Je pénètre par la petite excavation que j’avais aperçue, j’avance péniblement dans cette jungle folle, chaque mètre gagné ne se fait pas sans effort et ma machette est nécessaire pour me frayer un chemin.
    
    Subitement, je me retourne, sûre que quelqu’un ou quelque chose m’épie. Les feuilles bougent comme si un animal s’était caché, mais tout redevient silencieux. Je constate non ...
    ... sans effroi que la nature est muette, pas un bruit, pas un cri de singe, un piaillement d’oiseau, rien… même le ressac de la mer reste inaudible, pourtant, je n’ai pas pu m’aventurer bien loin dans cette jungle épaisse.
    
    Dès que je me remets en marche, les bruits reprennent exactement comme si on avait replacé le saphir sur un trente-trois tours.
    
    J’ai peur. Chaque fois que je suis confrontée à un danger qui me terrorise, ma technique pour surpasser mes émotions consiste à rire. Cette situation me fait penser au jeuun-deux-trois-soleil, ce jeu enfantin qui consiste à devoir faire la statue lorsque celui qui compte se retourne.
    
    — Un, deux, trois, soleil !
    
    Je me retourne en une fraction de seconde et de nouveau, tout devient silence autour de moi ! Je suis maintenant terrorisée ! Je me dis que ce sont mes sens qui me jouent des tours, alors, tel un enfant qui se cache sous les couvertures la nuit pour ne pas voir ce qui se tapit dans la pénombre, je continue d’avancer en essayant d’oublier l’ambiance du milieu dans lequel j’évolue.
    
    Je m’enfonce de plus en plus profondément dans ce labyrinthe végétal. La luminosité se fait moindre, je lève les yeux au ciel pour me repérer et j’ai du mal à voir le jour au-dessus de la canopée. Je comptais me repérer avec le ciel, mais me voilà dépourvue de ces indices, aussi ne reste plus que la mousse aux pieds des arbres pour me situer.
    
    Alors que je pense avoir retrouvé le nord, l’arbre suivant développe la mousse au sol dans une ...
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