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Maya vs Optus
Datte: 19/07/2024, Catégories: aventure, lieusexe, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... nouveau riche, en plus du salon, seule une sculpture abstraite que je reconnais pour être une œuvre de ma petite sœur Soliflore. Décidément, le monde est bien petit… Je suis à l’autre bout de la planète et je me retrouve nez à nez avec son travail. Ma petite sœur commence à avoir une certaine notoriété dans le métier, la preuve en est… j’apprends de Budi qu’il a acheté cette croûte quelque trois mille dollars ! Trois mille dollars ? Pour ce truc immonde ? Eh bien, elle se fait pas chier, la sœurette ! Nous nous installons sur le sofa et Budi me propose un raï de coke. C’est pas mon truc, un p’tit joint de temps à autre et encore, mais je ne vais pas plus loin. — Essaie, c’est très festif ! me dit-il. Festif, festif, il en a de bonnes, lui ! — Désolée, mon gars, mais non, je ne vais pas m’envoyer de la poudre dans les naseaux ! Il est près de quatre heures du matin, le Bara Panas va fermer et je suis trop stone pour rejoindre mon hôtel à l’autre bout de la ville. C’est Budi qui me porte jusqu’au lit et je l’entends descendre pour aider à la fermeture de l’établissement. La suite, vous la connaissez, je me réveille à poil à ses côtés. Après les présentations d’usage, nous montons à bord de sondingee et partons vers l’île du Diable. Une heure de navigation plus tard, le marin mouille sa frêle embarcation à environ mille pieds marins des côtes et me dit qu’il n’ira pas plus loin. C’est une blague ? Mille pieds à nager au milieu des requins ? Mon ...
... malais est quelque peu rouillé et j’ai bien du mal à comprendre. Je traduis comme je peux et je crois qu’il m’a expliqué que ceux qui osent s’approcher de cette île maudite ne reviennent jamais. Santagio s’essaie au français : — Pas requins ici… pas requin… pas peur nager ! « Pas peur nager », il en a de bonnes, lui, je ne suis pas une formidable nageuse et j’ai tout mon fatras à trimballer. Heureusement, par je ne sais quel miracle physique, mon sac à dos flotte comme une bouée. Je m’engage dans l’eau cristalline, plus claire encore que l’eau d’une piscine. Il doit bien y avoir vingt mètres de profondeur, je peux distinguer une myriade de poissons multicolores nager dans tous les sens, visiblement aucun prédateur ne semble voguer dans ces eaux, ce qui me rassure. J’évalue environ cent mètres de distance à parcourir avant d’atteindre la côte lorsque j’aperçois, en dessous de moi, une énorme ombre. Une baleine ? Non, je n’arrive pas à savoir exactement ce que c’est. Je prends soudain peur et accélère comme je peux ma nage. Je ne cesse cependant de regarder sous l’eau, je ne reconnais pas la créature, elle a un long cou, elle ressemble à s’y méprendre à un plésiosaure. La panique m’étreint et je force la nage au maximum de mes capacités. J’arrive par bonheur sur un petit plateau où j’ai pied. Le monstre marin passe juste devant moi dans toute sa grandeur et sa puissance prédatrice puis part dans l’autre direction vers les hauts fonds. Je n’en reviens pas ! Un ...