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Un mytho tout en peluche
Datte: 13/07/2024, Catégories: amour, cérébral, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... jambe qu’il n’avait toujours pas lâchée. Elle pressentait que quelque chose allait se passer. Elle se sentait à fleur de peau. Le contact de la peluche contre sa peau la brûlait, ou plutôt la rendait brûlante. Comme si cette proximité imprégnait chaque cellule de son corps. Elle savait pertinemment que son émotion avait un rapport très précis avec ce qui se passait entre les hommes et les femmes lorsqu’ils s’aimaient. Réalisant le tour que prenaient ses pensées, ses joues s’embrasèrent. Pourtant elle n’avait fait qu’attendre ce dénouement, mettant tout en œuvre pour qu’il se produise. Et maintenant que l’issue était proche, elle avait peur. Peur de son inexpérience, peur de ne pas savoir, peur de ne pas être à la hauteur et peur de le décevoir. Elle crut défaillir lorsque la bouche chaude se posa sur son pied et entreprit de goûter chaque centimètre de sa cheville. Puis la langue remonta progressivement le long de sa jambe. Les paumes moites, les membres tremblants, le ventre noué, le sang tambourinant à ses oreilles, elle resta pétrifiée, incapable de la moindre réaction. Elle avait l’impression que son corps ne lui appartenait plus, qu’un flot de désir déferlait en elle, enfonçant tout obstacle sur son passage. Et malgré le trouble délicieux qui la faisait haleter, frissonner, et même gémir, elle se sentait un peu honteuse de s’abandonner aussi facilement, un brin coupable de ressentir de pareilles sensations et ne pas pouvoir y résister, d’être incapable de ...
... réfréner l’exquise ardeur qui était en train de la dévorer. En revanche, son corps l’exhortait à continuer, à se laisser aller. N’avait-elle pas joué de tous ses attraits féminins pour qu’un tel enchantement se produise enfin ? Il était trop tard pour reculer. Mais au fond d’elle, quelque chose luttait encore. Avait-elle le droit de céder ? Ce qui restait de lucide en elle tentait de faire front, de la ramener à la raison… tout en sachant que c’était inutile. Elle l’aimait trop. Elle le désirait. Il lui était impossible de ne pas succomber au sortilège délicieux des caresses qui l’embrasaient, à la magie des mains sur sa jambe, car c’étaient bien elles dotées de tous leurs doigts, et non les pattes de l’ours, qui l’enfiévraient à en perdre la raison. Un bruit amorti et répétitif lui parvint et dissipa l’ardent brouillard qui l’enveloppait, l’arrachant brusquement de l’effervescence ensorcelante qui l’agitait. Sa mère frappait à la porte de sa chambre, mettant fin à la magie du moment. Ramenée brutalement à la réalité, elle se redressa vivement et réajusta sa chemise de nuit sur ses cuisses. En entrant, celle-ci lui lança un regard appuyé, presque suspicieux : — Que fais-tu avec une seule ballerine aux pieds ? Avant qu’elle ne puisse répondre, cette dernière reprit : — Je vais faire une machine. As-tu du linge sale ? Profitant de l’occasion, elle se leva précipitamment pour faire diversion et cacher son émoi. Elle ramassa ses vêtements qui traînaient ici et là. Alors ...