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Un mytho tout en peluche
Datte: 13/07/2024, Catégories: amour, cérébral, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... que celle qu’il lui avait fourni en lui offrant ce magnifique présent tellement romantique… et par lui, son cœur ! Elle devait juste se montrer patiente, bientôt ils seraient réunis pour toujours, ce dont elle ne doutait pas. Dès qu’elle regagnait sa chambre, son regard se portait immédiatement sur la peluche qui l’attendait sur le lit. Aussitôt, son cœur se mettait à battre si fort dans sa poitrine qu’elle craignait que sa mère l’entende battre. La présence certes invisible mais bien réelle de l’homme adulé que l’ours irradiait et qu’elle seule était capable de percevoir, l’émouvait tant qu’elle avait l’impression de perdre tous ses moyens. À chaque fois, la tête lui tournait et elle se sentait prise d’un délicieux vertige. Elle n’était plus qu’attente, elle n’avait plus qu’une envie, celle d’être avec lui, d’être à lui… Aujourd’hui, elle avait voulu lui montrer toute la fervente vénération qu’elle lui vouait en ne dansant que pour lui. Jamais elle ne s’était sentie aussi intimidée, aussi tendue avant de se lancer. Mais maintenant elle pouvait se réjouir, le regard de la peluche l’affirmait, sa danse l’avait enchanté, séduit. Elle pouvait même percevoir le désir qu’il éprouvait pour elle. Plus intense encore que quand elle se déshabillait devant lui, le soir dans sa chambre. À chaque fois qu’elle le faisait, elle sentait les yeux étincelants de l’ours glisser le long de son corps. La première fois qu’elle l’avait surpris à la regarder nue, elle s’était vivement ...
... retournée pour lui tourner le dos dans un réflexe de pudeur. Maintenant, elle n’éprouvait plus aucune gêne. Au contraire, elle aimait se sentir belle sous son regard ! D’ailleurs, n’était-il pas normal qu’une femme amoureuse se dévêtît devant l’homme qui la chérissait ? Et le délicieux trouble qui l’envahissait lorsqu’elle prenait son ours dans ses bras pour s’endormir n’était rien comparé aux émotions que devait déclencher l’union totale de deux êtres faits l’un pour l’autre dont elle se languissait. Cette troublante perspective, les scènes naïves de relations romanesques et passionnées qu’elle imaginait dans ses rêves, la vision de leurs corps en nage s’accouplant la faisaient panteler au-delà de toute raison… Cherchant à dissimuler l’émoi étourdissant que suscitaient toutes ces affolantes pensées, elle s’accroupit et commença à dénouer les rubans de ses ballerines. Elle entendit une lame du parquet craquer. L’ours s’approchait d’elle. La gorge brusquement nouée, elle eut l’impression que l’air n’arrivait plus à ses poumons tandis que ses doigts, brusquement maladroits, s’acharnaient sur le nœud sans arriver à le défaire. Sa peluche lui écarta délicatement les mains et se saisit de sa cheville. À ce contact, elle fut parcourue d’un long frisson. L’ours sembla prendre tout son temps pour dérouler le ruban qui lui entourait le mollet et lui faire glisser le pied hors de son chausson. Elle voulut se redresser, mais en fut incapable. La peluche l’en empêchait en la retenant par la ...