1. Un mytho tout en peluche


    Datte: 13/07/2024, Catégories: amour, cérébral, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    Elle s’immobilisa hors d’haleine et tourna immédiatement la tête vers l’ours en peluche posé sur le lit. Elle mourrait d’impatience de savoir si celui-ci avait apprécié sa prestation. Son cœur se gonfla de joie en remarquant le regard ébloui dont l’enveloppait celui-ci. Elle savait pertinemment que c’était lui qui l’admirait à travers les yeux en verre rivés sur elle. Rien n’aurait pu la rendre plus heureuse ! Elle n’avait dansé que pour lui et l’émerveillement qu’elle avait suscité, lui procurait un ravissement sans nom.
    
    Elle se rappelait comme si c’était hier de leur rencontre. Dès le premier regard, son cœur avait bondi dans sa poitrine et elle s’était senti chavirer. Elle en était restée bouche bée. Puis, ses pommettes s’étaient enflammées lorsqu’elle avait compris ce qui lui arrivait : pour la première fois de sa vie, elle éprouvait cette sensation étourdissante, vertigineuse, ce trouble étrange et délicieux dont ses copines parlaient si souvent, les yeux étincelants, avec des trémolos dans la voix. Cela ne faisait aucun doute : elle était en présence de l’homme de sa vie et elle en était éperdument amoureuse !
    
    Elle en avait eu la preuve éclatante lorsque celui-ci lui avait offert l’ours en peluche. En l’attrapant, leurs doigts s’étaient effleurés par inadvertance. Aussitôt, elle avait eu l’impression qu’une bouffée de chaleur l’embrasait de la tête aux pieds. Elle avait dû se faire violence pour ne pas se jeter dans ses bras, pour endiguer le flot d’émotions qui ...
    ... déferlait en elle et pour garder sa contenance.
    
    Tout s’était précipité le jour où elle l’avait croisé tandis qu’elle serrait passionnément l’ours en peluche contre sa poitrine. Elle avait cru défaillir lorsqu’il lui avait tendrement, non pas tendrement, mais amoureusement, caressé les cheveux. Un geste qui l’avait bouleversée au plus haut point tandis qu’une conviction s’était imposée à tout son être : lui aussi l’aimait et s’il ne lui avait pas encore déclaré sa flamme, c’était qu’il n’était pas en mesure de le faire. Mais elle n’avait aucun doute, bientôt il le serait et il pourrait entièrement se consacrer à elle. Cette certitude l’avait propulsé au comble du bonheur, un bonheur qui depuis ne la quittait plus en lui donnant l’impression de flotter dans des petits nuages roses, d’être en permanence au septième ciel. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait heureuse, vraiment heureuse. Et lorsque parfois, sans qu’elle ne sache se l’expliquer, une étrange mélancolie l’assaillait et obscurcissait son humeur, il lui suffisait de penser à lui ou de s’allonger près de l’ours pour retrouver tout son entrain.
    
    S’il lui avait fait don du précieux animal, c’était pour qu’ils restent en permanence connectés l’un à l’autre. Il la voyait à travers les yeux de celui-ci et l’entendait lui parler grâce aux oreilles arrondies de ce dernier. Un jour, sa mère lui avait confié que les hommes ne comprenaient rien à l’amour. Pas lui ! Pouvait-on imaginer plus belle preuve d’adoration ...
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