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Je l’ai regardée se dévergonder
Datte: 24/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
... ma voiture. Je l'ai garée près de l'entrée latérale et j'ai attendu au volant, en laissant le moteur tourner au ralenti. J'étais encore perturbé par les commentaires provocateurs de Bérengère et, comme elle l'avait évoqué, j'ai commencé à me demander ce qu'elle aurait fait si je n'avais pas été présent. Mes pensées maussades ont été interrompues par une tape sur la vitre arrière. C'était Rosine. J'ai ouvert la porte et je l'ai invitée à entrer : « Vous pouvez aussi bien vous asseoir devant. On est mieux ici et je ne sais pas où sont les autres. » « Patrick s'était arrêté pour parler à un collègue, m’a expliqué Rosine, et votre femme est retournée parler avec son cavalier. » Le nœud dans mon estomac s'est resserré d’un tour. « Elle aime vous rendre jaloux, n'est-ce pas ? » m'a demandé Rosine. J'ai juste hoché la tête. « Pourquoi ? » Je haussais les épaules, trop fatigué pour fournir des explications. Notre propre histoire, la complexité de la nature humaine. Et surtout, parce que je la laissais faire. Tous ces sentiments, la douleur, la suspicion, la colère, la peur, la fascination m’enchaînaient à elle plus sûrement qu’une chaîne du meilleur métal. Mais je ne savais pas l’expliquer. J'avais la gorge serrée en pensant que si elle n’était pas si cruelle avec moi, je ne l’aimerais pas autant. « Pauvre homme » m’a dit Rosine. Je la connaissais à peine, et je lui inspirais de la pitié. Génial. Bientôt, il y eut une deuxième tape sur la vitre arrière, c'était ...
... Patrick. Il a ouvert la porte arrière et s’est assis. Bérengère était juste derrière lui. Rosine se préparait à sortir sous la pluie pour aller s'asseoir sur la banquette arrière, mais je lui ai dit de rester. Je n'étais pas d'humeur galante. Bérengère s’installa à côté de Patrick et claqua la porte. Pendant que nous ramenions Rosine chez elle, Patrick m'a raconté ce que le collègue lui avait confié au sujet des changements au sein du ministère. J'ai vu dans le rétroviseur que Bérengère avait emporté une autre bouteille pleine. Quand nous attendions devant chez Rosine que Patrick revienne, j'ai demandé à Bérengère de me servir un verre : « Comment sais-tu que je bois ? » elle m'a contré. « J'ai vu ta bouteille dans le rétroviseur » répondis-je. « Tu m'espionnes. Tu me surveilles. Tu as peur que je m’amuse, que je prenne un peu de bon temps. » « Tu prétends devant mes amis que tu t’es déjà beaucoup amusée dans mon dos ! » « Tais-toi, pauvre type ! » « Non, toi tu te tais ! » Alors, nous nous sommes tus et nous avons attendu en silence que Patrick revienne. Inconscient de l’ambiance glaciale, il sortit de son manteau le joint promis et une bouteille de gin. « J'ai emprunté la bouteille à Rosine, ça masquera un peu l’odeur de l’herbe. » Patrick m’a guidé pour quitter le quartier de Rosine, et rejoindre un lotissement en construction. Il nous a expliqué que l’endroit était désert, et qu’il amenait Rosine ici pour lui faire son affaire. Pendant qu’il ouvrait la ...