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Je l’ai regardée se dévergonder
Datte: 24/06/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
... absent ! » Bien sûr, je n’y suis pas allé. Tétanisé, les genoux tremblants, je me suis soumis à sa volonté. C'était un état d’inquiétude qu'elle entretenait facilement, parce ce que je me demandais si elle le ferait, ou si elle l’avait déjà fait. Chacune de ses plaintes ou de ses bouderies trouvaient de l’écho en moi, et je m’inquiétais des fantasmes salaces qu’elle pouvait entretenir vis-à-vis d’autres hommes. Finalement, la danse s’est arrêtée, et Bérengère m’a ramené son cavalier pour me le présenter. Il était bel homme et costaud, bien sûr, mais avec la mine déconfite, n'ayant pas prévu de rencontrer le mari. Et Bérengère se trémoussait, visiblement émoustillée, en faisant les présentations. Avec trop d'expérience, je n'ai pas réagi à sa mise en scène. J'étais sûr que cela faisait partie de son besoin de me torturer, et que ça ne tirait pas à conséquence. D’ailleurs, Patrick est intervenu pour bavarder avec le gars, qui travaillait pour le même ministère, mais en province. Quand le gars est parti, Bérengère s'est assise et j'ai dit : « Tu t'amusais bien ! » « J’aurais pu m’amuser encore plus, il a une chambre ici, à l’hôtel, et il m'a invitée à passer un moment agréable en sa compagnie ! » répondit-elle avec désinvolture. Pas étonnant que le gars avait l'air mal à l'aise. Devant Patrick et Rosine, j'ai essayé de plaisanter, mais à l'intérieur, la tourmente faisait rage. Cela fonctionnait, comme toujours. « Pourquoi n'as-tu pas accepté ? » « Parce que ...
... mon mari me regardait ! » Patrick intervint immédiatement pour calmer l’orage qui grondait : « Je te l'ai dit, Michel, tu devrais faire attention, sinon elle va se faufiler dans les bras d’un autre. » Bérengère a ricané, mais c'était un ricanement narquois : « Parce que tu crois que je ne l’ai pas déjà fait ? » Ses yeux épiaient ma réaction. Rosine aussi. J'ai levé les yeux au ciel avant de vider ma bière. Alors qu'en façade j'essayais de garder une apparence désinvolte, j'étais en réalité confus, effrayé et furieux. À quel jeu jouait-elle? Pourquoi s’exposer ainsi devant des étrangers ? C'était déjà assez pénible en privé. Nous allions partir. Je pouvais prédire le trajet de retour, après avoir déposé Patrick et Rosine. La salle de réception se vidait rapidement. J'ai suggéré à la cantonade de faire un dernier passage aux toilettes, pendant que j'allais faire chauffer la voiture. Je leur ai donné rendez-vous devant l'entrée latérale, près des toilettes. Rosine m'a regardé avec une certaine appréhension, puis elle a demandé à Patrick : « Peut-il conduire ? » Patrick m'a regardé attentivement : « Oui, j’espère que oui, parce qu'elle ne le pourra pas ! » Bérengère, occupée à scruter les alentours, a raté la remarque. Patrick s'est penché à mon oreille, et il a murmuré : « J'ai un pétard pour la route, tout prêt, dès que nous aurons déposé Rosine. » Malgré tout, cela m'a aidé à me sentir mieux. Je me suis levé, j'ai pris mon manteau, et je me suis dirigé vers ...