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Enquête bretonne 3
Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe
... soirée« spéciale », chez Nicolas F. — Connais pas, racontez. — C’est de là que tout est parti. Je vous raconterai plus tard. L’adresse, c’est au sud de Rennes. — J’envoie une équipe. Ne quittez pas… Voilà, ils y seront dans vingt minutes. Ensuite ? — L’appartement de Lorient et Ethel, j’y étais hier, a priori, rien à l’horizon. — Donnez-moi l’adresse de Lorient, on y retourne. — Voilà, c’est tout. Vous centralisez tout à Merdrignac ? — Oui. — J’arrive. — Pas la peine, je vous téléphone si j’ai quelque chose. — J’attends ½ h que vous ayez les rapports de vos équipes, après j’arrive. À tout à l’heure. Je n’avais plus un poil de sec. J’étais en larmes. Et Pat’ qui n’était pas là. J’aurais même été capable de boire du Chouchen, c’est vous dire dans quel état lamentable j’étais ! Une douche, vite, que je ne rate pas le téléphone. Pas de panique. Prochain bus pour Merdrignac ? Ça va, j’ai une heure devant moi. Mon Dieu, Clara ! Qu’est-ce que je vais dire à sa sœur ? Je vais les faire avouer, moi, ces p’tits c… Suffit de taper au bon endroit ; doivent pas savoir les gendarmes. Faut que j’y aille. Une heure qu’il m’a appelé ce Rrooogntudju de Le Guellec, j’y vais. Téléphone ? Mon Dieu. — Adjudant Le Guellec. — Alors… — On l’a retrouvée, vivante, mais dans un triste état. — Oh là là, vivante ! Merci ! Mille fois merci ! — Ne nous emballons pas, elle n’aurait pas tenu 24 h de plus. Le SAMU la prend en charge et la transporte à Pontchaillou. Son état est très ...
... précaire. — Où était-elle ? — Dans la maison de la soirée partouze. — Mon Dieu, nous y sommes passés il y a dix jours. — Elle n’y était pas encore. Je crois qu’ils ont beaucoup bougé. Son gugusse est tellement drogué qu’il en était anesthésié. On n’a rien pu lui faire dire de cohérent jusqu’à ce matin où j’ai fait venir deux gars très persuasifs. Des experts pleins« d’empathie » vis-à-vis de ces gens-là. En moins d’1/2 h ils avaient des aveux complets, aveux« spontanés » il va sans dire. Mais j’avais déjà envoyé les équipes sur place grâce à vos renseignements. — Bon, Pontchaillou, c’est l’hôpital de Patricia. Je vais lui dire de faire un tour aux urgences. — ??? Elle est médecin votre copine ? — Mais oui, comme moi. Je préviens la famille de Clara, sa sœur et ses parents. — D’accord, je vous laisse la matinée d’avance, mais à partir de midi, je suis obligé de les contacter officiellement. Comment vais-je m’y prendre ? D’abord Patricia. — Pat’ ? C’est moi. On a retrouvé Clara, vivante, mais dans un triste état. — Jean ! C’est génial. Où ça ? — Chez Nicolas, dans la maison de la boum. — Oh là ! Mais… — Écoute, elle est très mal d’après l’adjudant et ils l’emmènent avec le SAMU chez toi. Si tu pouvais aller voir. Qu’elle ait les meilleurs soins. Elle ne peut pas avoir meilleur médecin que toi. Je tourne en rond là, je ne sais pas quoi faire, je voudrais bien… — Je m’en occupe, reste à la maison, je te rappelle dès que j’ai des détails. Ça peut être long. — ...