1. Enquête bretonne 3


    Datte: 20/06/2024, Catégories: fh, médical, amour, policier, Auteur: Volovent, Source: Revebebe

    ... détendre un peu, parler de son métier, de ses collègues, et moi je lui raconte ma conversation avec Le Guellec. Elle est stupéfaite. Nous échafaudons des hypothèses plausibles quant à son attitude, mais rien ne nous paraît évident. Le plus probable est que nous lui marchons sur les pieds quelque part, mais où ? Ou alors, il a pris la grosse tête, mais ça n’a pas l’air d’être le genre du personnage.
    
    À bout de réflexion, je sors la tarte. Ses yeux s’illuminent et pétillent de joie contenue. C’est curieux, elle s’exprime beaucoup avec les yeux. La joie, la colère, l’amour, le dédain… tout passe par là, et en les regardant on sait ce qui se passe dans sa tête.
    
    — Jean, c’est toi qui as fait ça ?
    — Ben oui.
    — Jean, je t’aime.
    — Pour une tarte ?
    — Pour une tarte.
    — Alors je vais en faire tous les jours… et plus encore.
    — Et moi je mets mes escarpins !
    
    En riant nous avons dégusté une grosse part chacun, puis direction le divan où nous avons refait le monde avant de défaire le lit. Chaque chose en son temps.
    
    J’ai fait l’amour avec pas mal de jeunes filles charmantes sous tous rapports. Je suis un épicurien, j’aime les belles et bonnes choses. Et toutes avaient un charme incroyable, une qualité physique particulière, un esprit singulier. Avec toutes, j’ai adoré ça, j’y ai pris un plaisir immense. Mais quand en plus on est amoureux, alors là c’est le septième ciel, le paradis avant l’heure. Une secousse sismique. Un tremblement de terre force 8 ou même 9 sur l’échelle ...
    ... de Richter. Vous avez l’impression d’être aspiré dans les limbes et de planer en apesanteur. Eh bien, c’est ce qui m’arrive avec elle ! Sans prévenir.
    
    Nous nous connaissons un peu mieux maintenant, aussi, nous pouvons varier les positions, changer le rythme, inventer de nouveaux« trucs-bidules » pour se faire plaisir. Avec parfois l’impression que le cœur va exploser, tellement on est bien à deux, tellement l’extase est forte. On a envie que cela ne s’arrête jamais.
    
    *
    
    * *
    
    Mardi matin. J’ai les jambes en coton. Je ne sais pas comment Patricia fait, mais elle se lève à 100 à l’heure, papote à n’en plus finir et se promène toute nue dans l’appartement. Aho ! Shocking ! Pas réveillé, je mets en route le petit-déjeuner sans tarder, car la minette est pressée. Elle veut toujours être prem’s dans le service. Je ne sais pas pourquoi, mais ses collègues lui laissent gentiment ce petit plaisir.
    
    Moi, je prends le train pour Lorient. J’ai récupéré ses numéros de téléphone au CHU, on ne sait jamais. Le tacot crapahute sur des rails pas vraiment parallèles ni jointifs. Nous sommes passablement secoués. On dirait la micheline d’Ussel cahotant sur les bords de la Vienne. Ah, j’ai pris « l’express ». Nous nous arrêtons partout : Plélan, Ploërmel, Josselin, Locminé… Et partout, ça monte et ça descend en parlant breton, avec les provisions, les cages à poussins, les paniers de pots de confitures… C’est très sympa et ça me rappelle les jours de foire en Limousin. Trois heures pour ...
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