1. Histoire des libertines (106) : Sophie Arnould et Françoise Raucourt, les grandes libertines


    Datte: 16/05/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... amants, ou plutôt des clients, plus célèbres :
    
    • L’explorateur Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811) ;
    
    • Le prince Louis-François de Conti (1727-1776), dont la mère avait été la protectrice de Sophie, lors de son adolescence ;
    
    • Henri de Rohan (1745-1809), prince de Guéméné.
    
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    Sophie se moque des insultes qu’elle reçoit et n’a cure des scandales. Les mots de Sophie voltigent partout. On se la dispute. Elle vit dans le tapage et la gloire. On prête à Sophie Arnould autant de liaisons avec des femmes qu'avec des hommes, notamment Françoise Raucourt, dont nous reparlerons, Mme de Villeroy (1707-1787), la princesse de Hénin, Adélaïde, dont le mari était aussi l’amant de Sophie !
    
    Anne Bonnier, ancienne duchesse de Chaulnes, qui avait perdu ses titres en épousant son amant (un bourgeois du nom de Giac), demanda un jour à Sophie comment allait le « métier », laissant ainsi entendre que Sophie était une prostituée de luxe. Sophie Arnould répondit : « Assez mal, depuis que les duchesses s'en mêlent. »
    
    Sophie se retire de la scène publique en 1788. Elle fuit les orages de la Révolution, et se réfugie au Prieuré de Luzarches. Sans le sou, malade, elle peut encore compter sur le soutien de ses anciens amants, Brancas et Bélanger. Elle conserve sa vivacité d’esprit : « Je suis trop vieille pour l’amour et trop jeune pour la mort ! ». Au prêtre qui lui donnera les derniers sacrements, elle déclare : « Il me sera beaucoup pardonné car beaucoup aimé. »
    
    Belle, ...
    ... Sophie aimait rire de tout, de la vie, de la société, mais aussi d'elle-même. Elle est aussi célèbre pour ses bons mots, son esprit qu’en tant que soprano et courtisane. Sophie a vécu au siècle des Lumières et de tous les possibles. Isabelle Joz-Roland, qui lui a consacré un roman historique, dit de Sophie : « Elle se croyait libre, elle n'était que libertine, elle se croyait aimée, elle n'était que courtisée ». Elle fut libre Sophie, libre de choisir ses amants, de vivre sa vie de femme et de chanteuse d'opéra.
    
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    FRANCOISE RAUCOURT LA SCANDALEUSE
    
    Marie-Antoinette-Joseph Saucerotte, dite « « Françoise Raucourt » ou encore « Mademoiselle Raucourt », a une quinzaine d’années de moins que Sophie Arnould. Comme Sophie, dont elle sera la maîtresse, Françoise sera comédienne, courtisane et libertine. Son homosexualité affichée fera scandale.
    
    Son père est un comédien ambulant et la famille vit misérablement à Paris. Elle accompagne ses parents au gré des randonnées théâtrales de son père, qui l'aurait fait monter sur scène dès l'âge de douze ou treize ans. Elle rencontre immédiatement un succès éclatant, qu'elle doit autant à sa beauté qu'à son talent.
    
    En 1770, elle connaît son premier triomphe, sur la scène du théâtre de Rouen. Les échos de sa prestation remontent jusqu'à Paris et en 1771 les gentilshommes de la Chambre du roi la font venir à la Comédie-Française. Le 23 décembre 1772, à 16 ans, elle débute à la Comédie-Française dans le rôle de Didon et connaît un ...
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