1. Périple en camping-car 11 : Les deux frères


    Datte: 11/05/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Yan Loutort, Source: Hds

    ... vous inquiétez pas, il ne s’attaquera pas aux animaux. Il est bien dressé. »
    
    La cuisine est à l’image de la ferme : rustique, assez propre malgré tout, comme on dit « dans son jus », celui des années soixante. Il y a longtemps qu’elle n’a pas vu de peinture, et je ne parle pas de l’électricité. Au milieu de la salle, une grande table en bois. Sur un mur, un vaisselier à l’ancienne et un poêle- cuisinière à bois dans la grande cheminée. Le sol est en dalles de pierre. C’est une carte postale représentant ce que l’on pouvait voir il y a cinquante ans. Elle me rappelle la cuisine d’un vieil oncle chez qui nous allions avec mon père autrefois.
    
    Comme je le craignais, la cafetière est posée sur le poêle et ce sera du « café bouillu » comme on disait. Servi dans un verre « Duralex » calotté par les ans et les cafés innombrables bus dedans. Deux sucres feront passer un peu le goût.
    
    Nous nous asseyons à la table qu’aucune nappe ne couvre bien sûr. Comme il se doit, il faut bien parler et le paysan ne se gêne pas.
    
    - « Alors, comment avez- vous fait vot’ compte pour arriver là ?
    
    - Je fais le tour de la France en longeant les côtes au plus près. J’ai crû que je passerai. Je pense que si j’avais continué tout droit, je serais passé, j’ai vu sur la carte qu’il y avait une route ou un chemin, mais j’ai voulu faire demi-tour.
    
    - Vous êtes tout seul alors ?
    
    - Oui. Avec mon chien, on fait une bonne équipe. Je le fais courir et il garde la nuit.
    
    - Vous êtes parti ...
    ... depuis longtemps ?
    
    - Ça fait plus de deux mois et je compte au moins une bonne année pour faire tout le tour.
    
    - Ah quand même !
    
    - Je ne suis pas pressé.
    
    - C’est bien ça !
    
    - L’avantage de la retraite !
    
    - Ben c’est sûr.
    
    - Et vous, vous vous en sortez avec votre ferme ?
    
    - On s’débrouille. On n’a pas beaucoup d’besoins.
    
    - Bon. Merci encore, je vais vous laisser et reprendre la route. » Je me lève et le gars vient vers moi.
    
    - « Z’êtes pas pressé ? »
    
    Il est presque contre moi. Je sens son odeur faite de terre et de sueur. Je ne l’ai pas décrit. Un bonhomme pas très grand, rondouillard, mal rasé, habillé d’une salopette sur un « marcel », le tout pas très net et avec des bottes aux pieds. Ses bras et son poitrail sont bien velus.
    
    A-t-il senti mon trouble ? Il attrape mon bras et vient poser ma main sur sa bosse.
    
    - « Si tu veux me remercier, j’connais un moyen. »
    
    Je ne retire pas ma main. Il dégrafe les bretelles de sa salopette qui tombe sur ses mollets. N’ayant rien dessous, il se retrouve en marcel qu’il retire aussitôt et c’est nu qu’il présente sa bite. Pas très longue – douze ou treize centimètres -, mais très grosse et bien bandée ! Il est poilu de partout et sa queue se dresse au milieu d’une forêt de poils. Il appuie sur mes épaules, m’indiquant ainsi comme il désire que je le remercie.
    
    Je m’agenouille. Il sent fort et ça m’excite. Prenant sa queue en main pour le décalotter, je découvre un dépôt de sperme séché que je m’empresse ...
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