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Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... refaisons un tour par le chemin de ronde, où quelques pierres sont écroulées çà et là. Il y a effectivement quelques poules et canards dans la cour intérieure, de même qu’un tas de fumier qui apporte cette odeur puissante de ferme. Ça pue ! Nous descendons prudemment dans la cour, un vieux clébard à grandes oreilles traîne sa pauvre carcasse efflanquée vers nous avec deux ou trois « wouf wouf » qui finissent de l’épuiser. Le pauvre est sur sa fin et s’effondre sur le flanc. Curieux endroit qui donne l’impression confuse de déclin total. Le « donjon », en fait le plus gros bâtiment en dehors d’une quantité de granges collées à l’enceinte, semble complètement clos, à l’exception d’une croisée de l’étage. Je joue à nouveau du grappin. Je pénètre dans une grande pièce très sombre, encore plus puante que la cour avec son fumier. Je m’apprête à allumer la lampe de mon scaphandre quand une voix, ou plutôt un grognement d’outre-tombe me pétrifie : — C’est toi, Hugon, mon cherr fils ? Enguerrand t’avait prroclamé occis prrès de lui en crroisade, trransperrcé parr une flèche… Il parle à voix très basse, roulant les « r », mais le maître est comme le chien, sur sa fin. Mes rétines s’habituent progressivement à la pénombre, et je distingue la forme qui me parle étendue sur sa couche à baldaquin. Un grand vieillard gît, cheveux et barbe blancs, très longs et très sales, il doit baigner dans ses excréments et une autre odeur que j’identifie comme provenant d’une gangrène. Même ...
... avec les moyens de la médecine de 2050, le mec est foutu. Alors je ne sais pas pourquoi, peut-être pour apaiser ses derniers instants, je me surprends à répondre : — Oui, c’est moi, père, je suis bien vivant. À cet instant, Niroko franchit à son tour la croisée. Le vieillard s’enquit de savoir qui elle est, je la présente comme celle qui m’a soigné de ma terrible blessure m’ayant laissé pour mort. Il est rassuré, Niroko se bouche le nez, sur le point de vomir. — Hugon, murmure le vieux, appelle Pétrronille… — Pétronille ? Pétronille ? La porte s’ouvre et entre une vieille femme voûtée aux yeux couverts d’une sorte de membrane blanche bleutée. — Pétrronille, vois qui est là. Le Seigneurr nous l’a rrendu. — Oh ! Messirre Hugon, dit-elle en se signant. Mais parr où êtes-vous entrrés ? — Mais… en escaladant les murs. — Le chenapan, comme quand il était enfant. Mais vrrai, va dans ta chambrre et ote cette arrmurre. Tu trrouverras tous tes vêtements. Dis-moi, je ne vois plus rien, mais je sens, et tu as une odeurr étrrange, pas celle que je te connaissais. — La croisade, Pétronille. Tant d’années, de voyages, de combats, de désert, de mer… — Oui, bien sûrr. Mais je sens quelqu’un d’autrre… — Oui, c’est ma compagne qui m’a sauvé la vie et soigné. — Oh ! Alorrs, je dois vite aller cuisiner pourr vous deux. Nous nous contentons d’un petit bol de soupe, mais pourr vous je vais tailler une trranche de larrd. Si le repas a le même fumet que les odeurs ambiantes, ...