1. Sorcière ?


    Datte: 25/04/2024, Catégories: ff, religion, fsoumise, humilié(e), contrainte, nopéné, donjon, attache, nonéro, historique, sorcelleri, historiqu, Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... hommes, mais devant Dieu ?
    — Lui seul connaît le secret de ton cœur. Je ferai comme tu le désires, murmure le prêtre ému aux larmes.
    — Restez encore un peu contre moi, votre chaleur me rassure et je veux partager ma joie avec vous, dans le silence de la prière.
    
    Quelques instants plus tard, dès qu’il sent que la respiration de Justine devient plus superficielle et que son cœur bat plus lentement, Cornelius va chercher Armelle. Elle somnole, prostrée dans un coin de son cachot. Elle aussi porte des traces de torture, mais elle semble moins souffrir que Justine. Le prêtre lui explique en quelques mots ce qu’a demandé son amante. Elle accepte et le suit dans l’autre cachot.
    
    Le choc est immense lorsqu’elle découvre son amante. Elle perd connaissance. Cornelius la fait revenir à elle sans ménagement. Le temps presse, le mariage n’est valable que s’il est prononcé en pleine conscience des deux épouses.
    
    — Justine, veux-tu prendre pour épouse Armelle, ici présente, et lui rester fidèle ici-bas comme dans l’éternité, chuchote-t-il à l’oreille de la suppliciée.
    — Oui, de tout mon cœur.
    — Armelle, veux-tu prendre pour épouse Justine, ici présente, et lui rester fidèle ici-bas comme dans l’éternité ?
    — Oui, de tout mon cœur.
    
    Bouleversé par l’intensité de la passion de ses deux femmes, Cornelius les laisse seules et se retire dans la chapelle de la prison. Il y passe une heure à prier, allongé à même le sol, les bras en croix.
    
    Puis il retourne vers les deux femmes, ...
    ... juste assez tôt pour recevoir le dernier souffle de Justine et fermer ses yeux d’un long baiser.
    
    Armelle, bouleversée, se jette dans ses bras et se serre contre lui à la recherche d’un peu de réconfort.
    
    — Sois forte demain, pour elle. Supporte l’humiliation et relève-toi. Toi aussi, je te bénis.
    — Ne m’abandonnez pas, mon père, je n’ai pas le courage de Justine.
    
    En larmes, après avoir une dernière fois caressé le visage aimé, Armelle retourne dans sa cellule.
    
    Le 13 juin 1593
    
    Au petit matin, les gardiens avinés, épuisés par leur nuit de débauche avec des prostituées, trouvent le prêtre en prière à côté du cadavre de Justine.
    
    Frustrés que la sorcière leur ait échappé et qu’elle ne finisse pas vivante sur le bûcher, ils reportent leur dépit sur Armelle. Après l’avoir dénudée et vicieusement molestée, ils attachent une pancarte d’infamie autour de son cou, puis lui font parcourir la ville d’est en ouest. Ils prennent tout leur temps pour traverser le marché où se presse une populace avide de spectacles.
    
    Une fois le tour de ville terminé, ils attachent la jeune femme au poteau de justice et appliquent la sentence, leurs faces déformées par des rictus de plaisir sadique.
    
    Treize fois les lanières tranchantes du fouet s’abattent sur le dos à la peau fragile, arrachant d’interminables hurlements à Armelle.
    
    Lorsque tout est accompli, les tortionnaires la détachent et la laissent à demi inconsciente par terre, à l’endroit de son supplice.
    
    Cornelius s’avance ...
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