1. Sorcière ?


    Datte: 25/04/2024, Catégories: ff, religion, fsoumise, humilié(e), contrainte, nopéné, donjon, attache, nonéro, historique, sorcelleri, historiqu, Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... quoi leurs ébats dans le secret de l’alcôve mettraient-ils l’Église en danger ? Car c’est bien ça que le clergé attend de lui, veiller à ce qu’aucune perversion ne s’installe et n’affaiblisse la foi ou les pratiques religieuses des fidèles. Or à aucun moment elles n’ont blasphémé ou contaminé leur entourage. Elles se sont juste aimées.
    
    12 juin 1593, pendant la nuit
    
    Deux nouveaux gardiens ont remplacé ceux que Cornelius a chassés pour excès de zèle. Il se fait donner les clés du cachot en échange d’une bourse bien garnie. Les deux lascars comprennent le message et s’empressent d’aller se dévoyer dans les bouges de la ville, chassant la gueuse et buvant plus que de raison. Ils ne réapparaîtront pas avant le lever du jour.
    
    Sur sa litière de paille, Justine laisse échapper un râle de douleur à chaque expiration. Le prêtre s’agenouille à ses côtés. Avisant une cruche d’eau et un bout de tissu, il se met à nettoyer les plaies de la prisonnière.
    
    — Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? demande-t-elle faiblement.
    — Je suis Cornelius, me permets-tu de laver tes blessures ?
    — Vous voulez encore m’interroger, je…
    — Non, Justine, tout est dit, je voudrais juste apaiser tes souffrances.
    — Je vais mourir ?
    — Oui, Justine. Mais ce ne sera plus très long.
    — Et vous me brûlerez ?
    — Oui, mais je ne permettrai pas que tu arrives vivante au bûcher. Souffres-tu beaucoup ?
    — Male mort, mon père, mais votre présence fait du bien à mon âme. Qu’avez-vous fait d’Armelle ?
    — Nous ne ...
    ... l’avons pas soumise à la question. Elle sera menée à travers la ville en portant les signes d’infamie, puis elle sera fouettée en place publique. Après je la libérerai, je te le promets.
    — Dieu soit loué. Et moi, mon père, de quoi suis-je vraiment coupable ? Est-ce une si grande abomination que d’aimer une femme ? demande Justine avec peine.
    — À cause d’elle, tu as refusé l’époux à qui tes parents te destinaient. C’est ta plus grande faute, et la cause de ta dénonciation.
    — Il m’aurait tuée en découvrant que je n’étais plus vierge. Mon père, aidez-moi, j’ai si froid…
    
    Cornelius se relève, regarde Justine un bref moment, puis fait le choix de la compassion et de l’amour. Il enlève ses habits sacerdotaux et se couche précautionneusement contre le corps meurtri de la jeune femme. Littéralement défroqué, il étend sa chasuble par-dessus leurs corps nus pour en conserver la chaleur.
    
    — Que faites-vous, mon père ?
    — Refuses-tu ma chaleur ?
    — Non… mais c’est un grand péché. Que feront-ils de vous s’ils nous découvrent ?
    — Ils me châtreront, et si je survis, ils m’enverront soulager les lépreux dans un endroit retiré, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais toi seule m’importe, Justine. Accepte que j’apaise tes derniers instants.
    — Voulez-vous me confesser ?
    — Je sais que tu es pure et je te bénis sans confession. Sois assurée d’aller au paradis. Dis-moi seulement quelle est ta dernière volonté.
    — Me marier avec Armelle.
    — Cela ne se peut pas, tu le sais.
    — Pas devant les ...
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