-
Général Dumaton
Datte: 14/03/2024, Catégories: fh, nonéro, historique, historiqu, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... inclination… J’en ai peut-être trop dit. Je continue malgré tout : — Je ne te raconte pas tout… D’autant que tu es plus dans les batailles que dans les alcôves. Anne-Félicie reste la seule femme avec laquelle je pouvais envisager me marier. Du moins, pour l’instant… — Ah d’accord ! Je commence à mieux comprendre certaines choses… — Mais je te préviens gentiment, Léonard : s’il te prend la fantaisie de vouloir me faire épouser ta cousine, la prochaine fois qu’on part en guerre, je recule la ligne de ravitaillement à plus de vingt lieues ! Comme au bon vieux temps, Léonard se laisse aller : — Hahaha ! T’es fol, toi ! Je tapote à nouveau sur l’épaule de mon ami d’enfance : — Trêve de confidences. Et si tu retournais à ce que tu sais faire de mieux : infliger une sacrée branlée à nos ennemis en ce beau mois de Mars, le Dieu de la Guerre ? — Hahaha ! Tu as raison ! Demain sera une rude journée, mais toi et moi connaissons l’issue : une fois de plus, nous gagnerons, moi en première ligne et toi en seconde ligne avec l’intendance et le ravitaillement. À moins de vingt lieues, n’est-ce pas ? Peu après, tout le monde se penche à nouveau sur la grande carte. Après une belle victoire, il n’est pas rare qu’une magnifique soirée soit organisée plusieurs jours plus tard pour fêter l’événement. Ce qui est le cas actuellement dans le Palais d’Été. Comme souvent, on me présente à diverses personnes. Parfois aussi, des mères ou des pères me présentent leur ...
... demoiselle en fleur. La plupart sont belles, c’est indéniable, mais elles ressemblent toutes une magnifique boîte artistiquement décorée avec du vide à l’intérieur. Il faut avouer que leur éducation au couvent ne les prédispose pas à être piquantes, surtout en présence de leurs parents. Parfois, je me dis qu’il faudrait que je me penche sur le cas d’une de ces demoiselles pour la pervertir selon mes envies. Mais je doute que Papa et Maman soient d’accord pour que je joue de la sorte avec leur fille. — Bonsoir, Maximilien ! Venez donc par ici… Sans que je comprenne ce qui m’arrive, dans un tourbillon de parfum capiteux et de dentelles, je suis happé par le bras et entraîné un peu à part. Je réalise bien vite qu’il s’agit de la fameuse Catherine, celle que son cousin voulait marier à ce pauvre Dumaton. J’ai déjà vu des robes vertigineuses et translucides, mais là, je crois que j’ai droit au summum du genre ! Arrivée dans un coin de la vaste salle, derrière quelques plantes vertes, avec un sourire enjôleur et un décolleté carré à la limite de la décence, elle susurre : — Alors, comme ça, Maximilien, vous brisez mon futur mariage ? — Faites-vous allusion au Général Dumaton ? — Exactement ! Mon cher cousin était décidé, vous intervenez, et hop, il change d’avis. — Il faut dire que ce n’était pas la meilleure idée du siècle… — Ah bon ? En quel honneur ? Faisant abstraction de la robe vaporeuse, je commence à compter sur mes doigts : — Premièrement, Dumaton est marié ...