1. Général Dumaton


    Datte: 14/03/2024, Catégories: fh, nonéro, historique, historiqu, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... sais. Toi-même, aurais-tu pensé en arriver là où tu es ? La Déesse de la Chance t’a joliment aidé.
    
    À ces mots, Léonard sourit :
    
    — Tu en as aussi profité, de cette Déesse de la Chance.
    — C’est vrai, tout comme tu as profité parfois de certains de mes conseils… quand tu daignes les écouter.
    — Tu es un homme étrange, Maximilien. Je me demande souvent ce qui te motive…
    
    J’explique notre lien à ma façon :
    
    — Tu es mon Auguste, je suis ton Agrippa. Nous en avions déjà parlé…
    — Oui, il y a de ça… Bien que ce soit plutôt moi le spécialiste des armées, et non Agrippa. Mais tu es un bon administrateur… tu t’occupes fort bien des choses que je déteste faire.
    — Depuis le début… Mais pour bâtir une maison, il faut de solides fondations.
    — Je sais… je sais…
    — Comme tu vas assurément gagner la bataille de demain, il va bien falloir exploiter, gérer, administrer ce que tu auras conquis.
    
    Posant ses mains sur la grande carte posée devant lui, Léonard sourit :
    
    — C’est pour cette raison que tu es parmi nous, Général D’Ascort !
    — Je sais fort bien que je ne suis qu’un général de complaisance, d’intendance… Mais voilà, sans intendance, le plus vaillant et intrépide des conquérants ne va pas loin, surtout en terres inconnues.
    
    Quelques personnes présentes blêmissent. De son côté, Léonard est habitué à mes petites provocations :
    
    — Comme Alexandre le Grand aux abords de l’Inde, petit insolent ?
    
    Je rectifie le tir :
    
    — Hmm, pas tout à fait la même chose. Ses soldats ...
    ... en avaient marre de le suivre toujours plus loin, ils voulaient profiter des acquis obtenus en Perse, l’or, les femmes…
    — Tu crois que je vais trop loin ?
    — Non, toi, tu restes raisonnable. Tu sécurises prioritairement les abords de notre pays.
    — C’est bien dit…
    
    Je jette un coup d’œil sur la grande carte de la future bataille, puis je demande :
    
    — Alors, j’ose espérer que tu as abandonné l’idée saugrenue de marier ta cousine à ton général.
    — Je vais y réfléchir. Et si je maintiens ma décision ?
    — Hmmm… je crois que je me ferais un plaisir de tenter de consoler son ex. Mais je ne me fais pas trop d’illusion sur mes réussites.
    — Toi, consoler son ex ?
    — Bien sûr que oui ! Qui ne risque rien n’a rien. Pour mes yeux, même si elle est un peu plus âgée que toi et moi, Anne-Félicie valide tous les critères.
    
    Le Maréchal s’étonne :
    
    — Anne-Félicie ?
    — Ne me dis pas que tu ne connais pas le prénom de la femme de Dumaton ?
    — Je ne peux pas connaître tous les prénoms !
    — Anne-Félicie de Guisaumier-Morcherac, précisément. Une noblesse pas très fortunée, mais fort ancienne.
    
    Léonard plisse des yeux :
    
    — Tu me sembles bien renseigné, Maximilien…
    — Ce que j’ai fait quand j’ai rencontré pour la première fois la Dame en question. Et je reconnais que je l’ai revue plusieurs fois. Rappelle-toi que cette famille m’a invité chez eux assez régulièrement. Malheureusement, aucune de ses sœurs ou de ses cousines ne lui arrivent à la cheville.
    — J’ignorai que tu avais une telle ...
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