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Général Dumaton
Datte: 14/03/2024, Catégories: fh, nonéro, historique, historiqu, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... avec enfants. — Le divorce existe… — Le divorce existe pour l’État, mais pas pour l’Église… Allez donc dire ça aux gens d’Église… Déjà qu’on a eu du mal à les rabibocher tous les deux ! Elle hausse les sourcils : — Les deux ? Lesquels ? — L’Église et l’État… — Ah je comprends mieux… Faisant fi de la translucidité qui en montre un peu trop, je compte deux sur mes doigts : — Et puis, vous et Dumaton en couple ? Le mariage de la carpe et du lapin. — Il serait tombé fou amoureux de moi, comme tous les hommes… — Comme presque tous les hommes, s’il vous plaît. De plus, Dumaton est déjà fou amoureux de sa femme depuis un bon paquet d’années. — Ça lui aurait passé… Je laisse tomber le comptage. Je me penche sur Catherine, essayant de ne pas trop lorgner dans son appétissant décolleté vertigineux : — Je vois que votre cher cousin a oublié de vous confier certains détails… — Ah bon ? Lesquels ? — Dumaton a le sang chaud, voire bouillant. On ne compte plus le nombre d’hommes qui se sont retrouvés à se battre avec lui au petit matin. Elle ouvre de grands yeux : — Ah bon ! Il est comme ça ? J’accentue un peu. En réalité, ça ne s’est produit que deux fois, et avec des individus trop insistants qui cherchaient visiblement de sérieux ennuis à ce pauvre Général. Mais mon interlocutrice n’est pas censée le savoir. Je poursuis : — Imaginez qu’il provoque en duel un à un tous vos admirateurs, on n’est pas sorti de l’auberge ! — Vu comme ça, oui… Mais je ...
... serais vite veuve à ce petit jeu-là ! Je secoue la tête de gauche à droite : — Pas certain ! Dumaton est un bon tireur d’élite, et un sabreur émérite. — Un bon tireur d’élite ? — Un seul coup lui suffit pour envoyerad patres un importun, même à cent pas… Pan ! Elle écarquille plus encore les yeux : — À ce point ? — Oui, à ce point. Quant au sabre, même si on n’est pas manchot, on perd très facilement une main, un bras, une tête face à lui. — Même la tête !? — Oui, et en un seul mouvement, tchac ! Dégoûtée, elle fait franchement la moue. J’exagère un tantinet, mais autant forcer la dose : — Et puis, s’il advenait qu’il vous surprenne en galante compagnie, il aurait l’argument infaillible du double meurtre d’honneur. — Du double meurtre d’honneur ? — Oui, celui de votre soupirant et du vôtre, bien sûr. Elle frissonne, ses tissus vaporeux en révèlent plus encore, puis elle déglutit : — Mais… mais… c’est un malade ! — Non, c’est un Méridional. Et les Méridionaux sont trèèès chatouilleux avec l’honneur. Souvenez-vous d’un certain Francesco… — Lui, c’était un cas ! Je la détrompe : — Non, pas du tout : ce Francesco est juste dans la norme, voire assez conciliant, finalement. — Assez conciliant, Francesco ? — Comparativement à celui auquel votre cousin souhaitait vous marier, Francisco est très conciliant. La jeune femme est perplexe : — Mais pourquoi mon cousin voulait me jeter dans les mains d’un tel homme ? — Vous n’êtes pas sans ...