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Tout se joue le 18 juin.
Datte: 31/01/2024, Catégories: revede, nonéro, portrait, merveilleu, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... ou peut-être s’agit-il de rose ou encore de magnolia ? Que sais-je ? Je suis sous l’emprise d’une fragrance qui surpasse les odeurs du réel. Son parfum, le parfum de Marie. A seize heures trente, Napoléon avec sa longue vue, aperçoit les Prussiens de Blücher. L’Empereur tique un peu mais ne s’inquiète pas pour si peu, il attend l’arrivée de Grouchy (qui était censé anéantir Blücher et ses hommes). Il ne va plus tarder. Toutefois, les renforts côté Empire se font attendre tandis que les Prussiens entrent dans la danse. Plus on est de fous, plus on rit. Le combat est à nos pieds. J’entends des encouragements hurlés plein poumon :Pour l’Empereur ! Pour la France ! Ou encore ceux de nos ennemis :Haro la dictature ! Dix-sept heures, Un peu en arrière des lignes de front, là où ont dormi les Grognards français, le petit hameau de Plancenoit devient un endroit stratégique à défendre coûte que coûte, il ne faut pas que les Prussiens prennent ce village sans quoi ils pourraient prendre à revers le gros des troupes impériales. Un massacre. La garde rapprochée de l’Aigle, garde dont je fais partie, entre dans la confusion, tranche les corps, piétine de leurs chevaux gigantesques les fantassins prussiens, se défend à coups de mousquets, de sabre et de bravoure, affronte la mort et la regarde droit dans les yeux en attendant le tournant, celui où l’homme rejoint la grande faucheuse. Plancenoit, l’auberge de Placenoit, Marie… Où est-elle ? Où est cette belle ? Celle ...
... qui hante mes pensées et me fait évader de l’endroit atroce d’où je me trouve ? Je vois les agonisants, prussiens ou français, mutilés, éventrés, amputés. J’entends les râles, ses plaintes qui déchirent les cœurs les plus vaillants. Je sens l’odeur abjecte de la mort et j’ai froid, l’humidité me transperce les os. Dans cette confusion, où tout se meurt autour de moi, je vois Marie. Dans tout ce chaos, ce tumulte, cet enfer, j’aperçois une volute bleutée, irréelle, impalpable et apaisante tournoyer comme une feuille au-dessus de la sanglante mêlée. Les bruits n’existent plus, la douleur s’efface. Un ange passe. Cette étrange apparition s’arrête au-dessus d’un mort qui pleurs et soudainement l’enlace, la volute prend la forme d’une femme éthérée. Quand il meurt, ou s’endort, c’est dans la chaleur des bras féminins qui l’apaisent et l’emmènent en dehors des combats. dix-huit heures, L’aigle envoie tout ce que la cavalerie française compte entre Hougoumont et la Haye-Sainte. La coalition résiste à l’assaut en formant des carrés, sortant des livres d’Histoire et des stratégies de combats de la Grèce antique. Oups, l’armée française a oublié une faille qui les sépare de leur ennemi. Napoléon avait pourtant exigé que l’on scrute scrupuleusement le terrain avant de décider de cette charge. Malheureusement, cette ride, cette fosse ne peut s’apercevoir depuis le bas où se trouvent les Français. Freinés dans leur charge, ils sont parfaitement alignés pour l’artillerie ...