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Souvenirs d'un impromptu érotique
Datte: 29/01/2024, Catégories: fh, jeunes, inconnu, nopéné, occasion, Auteur: Leandre R, Source: Revebebe
Je n’ai pas la prétention d’être un homme particulièrement séduisant. Lorsqu’il me faut conquérir le cœur d’une femme, j’ai besoin de temps pour avoir une chance de parvenir à mes fins. Je ne séduis que par le verbe ou peu s’en faut, hélas, et c’est bien fatigant, même si je prends à cela un plaisir tout relatif. Je souscris au rêve d’êtreune heure, beau et con à la fois, la plus belle récompense pour toute une vie de labeur amoureux. Mais la vie est sinueuse et apporte parfois son petit lot de surprises. C’est tout le sujet de cette anecdote, qui me fait écrire pour la première fois ici… J’avais presque vingt-neuf ans lorsque je vécus dans la soirée du samedi 15 octobre 2005 l’imprévu sexuel le plus remarquable de mon existence, ce qui est encore vrai à l’heure actuelle, à mon grand désarroi. Je vais cacher à dessein les détails qui pourraient trahir l’identité de certaines personnes – qui sait si elles ne consultent pas comme moi ce site remarquable – aussi bien que la mienne… Il vous suffit de savoir que j’étais, d’une certaine façon, animateur culturel dans une association qui s’occupait de promouvoir les musiques du monde dans une grande ville française. Le hasard voulut que, dans le cadre de cette activité, je participe au vernissage d’un artiste qui mettait en scène des instruments de cultures lointaines. Balafons, darboukas, et autres flûtes improbables. Il était 21 h environ lorsque j’arrivai à la galerie, vêtu du costume réglementaire pour la circonstance. ...
... Il y avait une foule considérable et, coupe de champagne à la main, je naviguai un temps entre les œuvres et les hors-d’œuvre, tâchant de repérer l’artiste que j’étais venu voir. Il se révéla difficile d’accès, cerné qu’il était en permanence par une assemblée de proches, d’artistes sans envergure et de pique-assiette curieux. J’abandonnai l’idée de lui serrer la main pour évoquer mon association lorsque, dans l’ambiance feutrée du lieu, une petite famille se fit remarquer : un homme cria soudain au-dessus du bruit ambiant à l’encontre de ses deux filles qui l’accompagnaient. Je ne compris pas exactement ses propos, mais la plus jeune des deux sœurs, éclat rouge dans l’assemblée plutôt sombre et âgée tout au plus d’une vingtaine d’années, s’éloigna à grands pas en lançant très distinctement « vieux con ! » dans le quasi-silence qui venait de se faire. Chacun fit mine de ne pas s’en offusquer, ou si peu, entre sourires crispés et rires étouffés, puis la soirée poursuivit son cours. J’échangeais mes impressions sur le travail de l’artiste avec d’autres visiteurs qui, comme moi, déambulaient sans trop savoir que penser de ces structures musicales et autres ondes vibratoires sculptées. Il y en eut bien un ou deux pour s’extasier, certainement dotés d’une culture artistique qui me faisait défaut, je veux bien le reconnaître. J’en vins ainsi à me retrouver dans un angle de la vaste galerie qui formait un losange au centre duquel avait été dressé le buffet, à contempler, assez ...